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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 11:28

Après 11 années de vrai bonheur à son volant, j'ai décidé de me séparer de mon Elise.

Adieu ma Belle

Par lassitude ? Impossible ! Encore récemment elle arrivait à m'épater par son agilité extraordinaire, son niveau de performance incroyable, les sensations qu'elle procure.

A cause de l'âge ? Oui, mais pas le sien. Pensez, elle a 20 ans, bichonnée et améliorée sans cesse, elle est dans un état de fraîcheur impeccable. En fait il s'agit de mon âge à qui il faut rajouter un demi-siècle pour faire le compte. Et comme d'autres septuagénaires, je côtoie de plus en plus les douleurs articulaires, musculaires, rhumatismales, arthrosiques et tout le tintouin… 

Adieu ma Belle

Monter, ou plutôt descendre dans l'auto, et surtout s'en extraire demande des efforts de plus en plus pénibles. Les virées de week-end avec les copains sur des distances de plus de 600 km parfois, conduisent à consulter l'ostéopathe le lundi. Si la passion est intacte, la raison a finalement pris le pas pour m'inciter à tourner la page.

Adieu ma Belle

La nostalgie n'aura pas de prise après cette séparation. J'ai trop pris mon pied avec la création des dignes successeurs du génial Anthony Colin Bruce Chapman pour ne garder que les bons souvenirs accumulés au fil des ans.

Adieu ma BelleAdieu ma Belle

J'estime avoir eu beaucoup de chance de découvrir l'Elise en 2009 par un pur hasard. C'est le moment de remercier "Mimiche" qui, "à l'insu de son plein gré", m'a mis en situation de participer à une sortie à but altruiste, en compagnie de passionnés d'automobile sportive. J'y ai fait la connaissance de l'Elise et d'un propriétaire, Philippe Thierry, qui m'a invité à poser mes fesses dans l'auto. J'ai eu l'impression de m'installer au volant de mon kart 125 avec plus de 25 années en arrière. Le coup de foudre et les explications fournies de Philippe m'ont convaincu qu'il me fallait cette auto au rapport Performances/prix qui semblait inégalable, sans parler de sa ligne néo-rétro qui me rappelait ma passion révélée dans les années 60. Elle me rappelait l'épopée des 330 P4, GT 40 et les exploits de mon idole de toujours, l'exceptionnel Jim Clark et sa Lotus 25.

Découverte de l'Elise, arrivée la veille d'Angleterre en compagnie de Jean-Michel, aussi enthousiaste que moi

Découverte de l'Elise, arrivée la veille d'Angleterre en compagnie de Jean-Michel, aussi enthousiaste que moi

Mon deuxième coup de chance est d'avoir trouvé auprès de British Pistons une auto sélectionnée par leurs soins. Si je n'étais à priori pas emballé par le modèle proposé dont les rares photos trouvées au préalable ne la valorisaient pas, lorsque je suis allé la voir, je n'étais pas encore garé qu'à sa vue je savais que j'allais partir avec !

Les Lotus ont un instinct grégaire qui les pousse à se rassembler pour souvent se déplacer en groupeLes Lotus ont un instinct grégaire qui les pousse à se rassembler pour souvent se déplacer en groupe
Les Lotus ont un instinct grégaire qui les pousse à se rassembler pour souvent se déplacer en groupe

Les Lotus ont un instinct grégaire qui les pousse à se rassembler pour souvent se déplacer en groupe

Au chapitre des remerciements je ne citerai pas toutes les relations amicales que j'ai pu nouer par l'intermédiaire de l'Elise, et notamment avec l'Amicale des Lotussiens de l'Ouest animée par les "Frèrots", ainsi que le grand club PAPA 35. Il y aurait trop de monde à nommer.

Les sorties avec ALO permettent de découvrir beaucoup de sites touristiques de l'Ouest, et notamment les châteaux où les Lotus sont toujours les bienvenues
Les sorties avec ALO permettent de découvrir beaucoup de sites touristiques de l'Ouest, et notamment les châteaux où les Lotus sont toujours les bienvenuesLes sorties avec ALO permettent de découvrir beaucoup de sites touristiques de l'Ouest, et notamment les châteaux où les Lotus sont toujours les bienvenues

Les sorties avec ALO permettent de découvrir beaucoup de sites touristiques de l'Ouest, et notamment les châteaux où les Lotus sont toujours les bienvenues

Du fait que cette auto suscite facilement l'empathie, j'ai aussi souvent été interrogé par des passants sur son identité peu connue du grand public. J'ai même été plusieurs fois arrêté par des gendarmes en patrouille, pour voir et savoir…

La communauté des lotussiens est diverse mais unie par une passion communeLa communauté des lotussiens est diverse mais unie par une passion commune

La communauté des lotussiens est diverse mais unie par une passion commune

J'attribue une mention particulière à Samuel, qui m'a vendu l'auto, l'a entretenue avec compétence et rigueur, puis m'a trouvé son nouveau propriétaire. A toutes les étapes, la confiance réciproque a évolué en une véritable estime mutuelle.  

L'Elise peut se transformer en voiture de salon, au point de lui dérouler le tapis rouge !L'Elise peut se transformer en voiture de salon, au point de lui dérouler le tapis rouge !

L'Elise peut se transformer en voiture de salon, au point de lui dérouler le tapis rouge !

Et puis toute cette belle histoire n'aurait pu s'envisager sans le soutien indéfectible de mon épouse. Elle m'a supporté dans tous les sens du terme lorsque j'ai pratiqué le karting de compétition pendant une dizaine d'années. J'ai d'ailleurs raccroché contre son avis, mais il y  avait d'autres priorités !

Elle m'a encouragé pour l'achat de l'Elise et elle m'a plutôt freiné dans ma décision finale de la vendre.

Adieu ma Belle

Elle s'est rangée à mes arguments et souscrit avec entrain à mon projet d'acquisition d'une nouvelle auto, plus facile d'accès, plus confortable, mais bien sûr moins radicale.

Car pour retrouver les sensations procurées par une Elise, il faut en racheter une !

Non, la prochaine sera une voiture de sport et non une pure sportive. Elle n'aura toujours pas de turbo ni d'hybridation. Elle aura des bretelles électroniques en partie déconnectables et ne sera pas trop lourde, car rien ne vaut la légèreté comme me l'a maintes fois démontré l'Elise.

Mon "ex" va bientôt aller découvrir une autre région et d'autres routes à Elise. Je souhaite à son nouveau propriétaire de savourer au fil du temps les plaisirs offerts par cette auto extrêmement attachante. Je sais qu'elle sera entre de bonnes mains.

Bonne route à eux deux

Tiens donc ! Le volant a changé de place, ainsi que d'autres "bricoles". Pour un nouveau départ et découvrir les routes du Jura

Tiens donc ! Le volant a changé de place, ainsi que d'autres "bricoles". Pour un nouveau départ et découvrir les routes du Jura

Crédit photos :

Julien Froc (photographe talentueux)

Samuel (car il n'est pas que bon mécano…)

JPB et quelques autres

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 17:28
ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Yves a acheté cet été une Elise Cup 250 qui lui a été concoctée par Extrême Limite, centre de service Lotus basé près du circuit de Fay de Bretagne. Ce fut le berceau de la marque Venturi dont Extrême Limite est devenu l'atelier référence. La proximité du circuit et le passé de Patrice Roussel, dirigeant de l'entreprise et ancien pilote international d'endurance, ont conduit sa société à animer des stages de pilotage, notamment sur monoplaces F4, sur ce circuit prisé des amateurs de conduite sportive.

Yves a eu la gentillesse, assortie d'une bonne dose de confiance, de me faire essayer sa nouvelle acquisition à deux reprises.

D'où l'idée de confronter la dernière et la plus puissante des Elise à la première version, séparées par vingt bonnes années d'évolution.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Elles ont en commun l'architecture géniale d'origine qui a fait la réputation de la tenue de route exceptionnelle de cette auto. A commencer par le fabuleux châssis avec sa baignoire en panneaux d'aluminium en nid d'abeille. Grâce aussi à la disposition transversale arrière du moteur et aux suspensions triangulées totalement indépendantes. La carrosserie en polyester concourt à un poids maîtrisé, gage d'une agilité extrême.

Vue du dehors

Extérieurement, le look a sacrément évolué. Nous sommes passés d'une silhouette en rondeur, néo-rétro rappelant les années 60, à une ligne nettement plus acérée qui a progressivement évolué depuis l'apparition de la S2 en 2001.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Et divers appendices, de série ou en option renforcent la connotation sportive de la petite dernière. Il y a l'immanquable aileron arrière en carbone qui n'est pas là pour faire de la figuration mais pour apporter un appui appréciable à haute vitesse (125 kg à 225 km/h).

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Et le "Pack Carbon Aero"  y ajoute la lame avant (attention aux dos d'âne non conformes !), et les jupes latérales. On remarque aussi les deux grosses entrées d'air additionnelles encadrant la calandre centrale en nid d'abeille. La nouvelle face avant la rapproche de sa grande sœur l'Exige. Les ouïes latérales sont aussi plutôt généreuses pour alimenter le compartiment moteur. Quant à l'arrière, le diffuseur est plus largement dimensionné que la première version.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel
ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel
ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel
ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel
ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Un hard top sert de couvre-chef à la mauvaise saison à la place du soft top livré d'origine.

Ainsi parée la Cup semble plus volumineuse que la S1, et ce n'est pas qu'une apparence. Si l'empattement reste identique, elle s'est étirée de 16 cm en longueur, ce qui n'est pas rien. Les voies ont été élargies de 2 cm à l'avant et 7 cm à l'arrière qui expliquent en partie une carrosserie 15 cm plus large. Mais la Cup ne peut être confondue avec un camion…

Vue du dedans

Intérieurement l'habitacle accueille deux baquets carbone à la fois minces et légers à l'aspect compétition et revêtus de cuir et d'alcantara.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Le garnissage s'étend aux panneaux de portes et aux aérateurs. Le tout est orné de surpiqures rouges et l'ensemble, très sobre, concourt à un degré de finition bien supérieur aux premières générations d'Elise.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Le tableau de bord se présente avec un nouveau graphisme associant le rouge et le gris foncé avec l'essentiel au niveau informatif.

Parmi les éléments dits de confort, de série ou en option, on trouve : une insonorisation améliorée, la fermeture centralisée des portes, les vitres électriques, le régulateur de vitesse, la climatisation, d'autant plus utile que les fluides de refroidissement passent par les pontons latéraux, été comme hiver. Enfin, l'autoradio permet de passer le temps dans les éventuels bouchons.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

A noter que les couvre-pontons en carbone (option) abaissent leur profil de 10 mm, ce qui n'est pas superflu.

La mécanique

Voilà pour le look. Penchons-nous maintenant du côté mécanique dans ses caractéristiques générales.

Les 2 autos ont chacune un 4 cylindres de 1800 cm3 avec un bloc alliage. La similitude s'arrête là.

Le rover K atmosphérique a cédé la place au Toyota compressé. La puissance est passée de 120 ch à 5500 tr/mn à 246 ch à 7200 tr/mn. Le couple grimpe de 16,8 mkg à 3000 tr/mn au chiffre de 25,5 mkg sur la plage 3500/5500 tr/mn. Notons au passage que le Rover 120 justifie sa réputation de moteur coupleux. Il a par contre une courroie de distribution à changer tous les 5 ans alors que le Toyo a une chaîne.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Pour la transmission aux roues arrières on passe d'une boite 5 rapports pas toujours bien guidée à une boite 6 à tringlerie apparente d'un maniement facile et précis. J'aurai l'occasion d'y revenir. Elle est associée à un différentiel autobloquant électronique. La monte pneumatique en 195/50x16 à l'avant et 225/45x17 à l'arrière est fournie par Yokohama en A052, semi-slicks homologués route qui ont remplacé l'A048.

L'auto dispose d'un ESP réglable sur 3 positions : "Drive", "Sport" et "Off"

La suspension est équipée d'amortisseurs Bilstein qualifiés de haute performance et de ressorts Eibach calibrés différemment des petites sœurs Sport et Sprint. Nous verrons plus loin qu'il ne s'agit pas d'un simple effet d'annonce marketing. Il y a une barre stabilisatrice ajustable à l'avant.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Pour arrêter le bolide on trouve des étriers avant à doubles pistons AP Racing et des étriers arrière Brembo à simple piston, accompagnés de disques de freins avant et arrière ventilés et percés de 288 mm de diamètre qui fournissent la puissance d’arrêt. Bien entendu, aujourd'hui il n'est plus question de se priver de l'ABS qui est livré d'origine. Moyennant un "petit" supplément, les étriers sont peints en rouge au lieu du jaune d'origine…

Il reste la question du poids à traiter. Sur ce point, les constructeurs s'ingénient à brouiller les cartes en citant le poids à sec, à vide, ou en ordre de marche avec des prises en compte fluctuantes des critères qui composent ces données. En général, la pesée d'un véhicule sorti de chaîne à l'occasion d'un essai par une revue sérieuse aboutit à un poids supérieur à la théorie. Néanmoins je pense ne pas être trop loin de la réalité en estimant que la Cup a un surpoids de l'ordre de 180 kg par rapport à la S1. L'utilisation du carbone et le recours à une batterie lithium-ion (placée à l'arrière, alors qu'elle est à l'avant et en position basse sur la S1), limitent en partie la prise de poids causée par les nombreux équipements complémentaires précités et absents de la S1.

Naturellement, le rapport poids/puissance est encore de 40 % inférieur en faveur de la nouvelle.

Les perfs

Passons aux performances chiffrées, validées pour certaines par des mesures indépendantes.

A chaque fois qu'un quidam tombe en arrêt devant une voiture de sport, on a droit à la sempiternelle question : "elle monte à combien?". Que la S1 plafonne à un petit 200 et la Cup accroche le 250 sur une autoroute sans radar ne présente aucun intérêt pour le conducteur sportif. Un "pilote", et qui plus est, un "lotussien"  va au contraire chercher à satisfaire sa passion de la conduite sportive sur les petites routes sinueuses. Et de ce point de vue, les accélérations pures et les reprises sont plus expressives sur les qualités dynamiques de l'auto.

La S1 est donnée pour passer de 0 à 100 km/h en 6"4 et abattre le 400 m départ arrêté en 14"6. Sur le même exercice la Cup affiche 4"3 et 13"4. Pour passer de 80 à 120 km/h la S1 demande 4"7 en 4è  et la Cup 3"3.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

La position de conduite est parfaite avec une prise en main naturelle du petit volant. Celui-ci est revêtu d'Alcantara alors que les branches et la jante présentent des empreintes qui invitent à y poser naturellement les mains (à 9h15 comme sur circuit, plutôt qu'à 10h10 comme à l'auto-école, et surtout pas à 11h05 comme une bonne copine dont la tenue de volant me donne des frissons…). Seul le graphisme du tableau de bord sur fond noir diffère de mes repères habituels.

La visibilité globale est restée la même et l'aileron arrière ne gêne pas vraiment la rétro vision. Comme à l'habitude, seule la visibilité de trois-quarts arrière est nulle.

On est raccord avec la tendance du moment en appuyant sur un bouton Start pour démarrer le moteur. On est aussitôt enveloppé d'un grondement sourd et grave qui crée une ambiance très sport.

On constate très vite qu'à l'arrêt ou en manœuvre à basse vitesse, la direction est beaucoup plus lourde que sur la S1. Cette sensation disparait dès que le rythme s'accélère un peu.

La voiture est peu kilométrée, le moteur a du couple, alors pas la peine de pousser les régimes mais on peut quand même envoyer les gaz, pour voir. Et bien ça pousse, très fort, et s'il faut surveiller le compte-tours, il faut aussi garder un œil sur le compteur de vitesse car on arrive très vite à des niveaux répréhensibles.  

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

La montée des rapports et les rétrogradages se font sans souci, il n'y a pas besoin de décomposer. Je fais donc mon mea culpa car j'avais regretté des passages de 3ème en 2nde un peu rétifs lors d'un bref essai d'une sport 220 sur le circuit de Lohéac. Je sortais du baquet d'une Exige V6 à la commande identique et n'avais sans doute pas eu le temps de m'adapter à cette nouvelle monture. Je confirme, la commande de boite à tringlerie apparente est parfaite !

Quel que soit le rapport enclenché, sur une large plage de régime, ça repart sans le moindre temps mort sous la sollicitation de la pédale d'accélérateur. Ce moteur est davantage coupleux que rageur. Du coup, certains esprits chagrins pourraient regretter une certaine linéarité dans les montées en régime, au lieu de certaines envolées lyriques propres à certains V10  atmosphériques. D'abord on ne joue pas dans la même cour et on ne va quand même pas se plaindre d'avoir du couple partout.

Quant au son du moteur, s'il est très présent au ralenti, il fait progressivement place au feulement du compresseur quand on monte dans les tours. En régime de croisière, l'isolation phonique musèle tout bruit qui pourrait devenir envahissant sur long trajet.

Et quand il faut s'arrêter, ça se passe comment ? Et bien la puissance est là et ça freine fort. Par contre on n'est pas en prise directe comme sur la S1 où on a l'impression d'être relié sans intermédiaire avec les pistons des étriers. L'attaque sur la Cup manque un poil de mordant par rapport à l'ainée, sentiment partagé par Yves. Il y a une impression de temps de retard qui est certainement subjective car l'auto réagit vite, avec un freinage efficace et certainement endurant, étant donné la masse contenue à ralentir.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Et le comportement routier dans tout ça ? Un premier galop d'essai a eu lieu sur des petites routes forestières, avec d'assez grandes lignes droites entrecoupées de virages prononcés. Mais le revêtement de la chaussée était le plus souvent très bosselé, pas vraiment l'idéal pour une vraie sportive. Dans ces conditions la Cup m'a bluffé. Tout d'abord par une tenue de cap exemplaire malgré les dandinements imposés par le profil de la route, même à fond de … Les suspensions nivellent les irrégularités prononcées de la route. Ensuite j'ai été étonné par le confort ressenti dans ces conditions.

Les gens de chez Lotus se targuent d'avoir amélioré sensiblement la qualité de l'amortissement par rapport à la sport 220 tant en compression qu'en détente et je les crois volontiers. Si la suspension est évidemment ferme, elle n'est jamais raide.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Lors de notre deuxième galop d'essai, avec la Cup et la S1 réunies en duo,  nous avons emprunté à nouveau des petites routes de campagne mais cette fois au revêtement très correct et au tracé très sinueux. De quoi apprécier l'agilité de la Cup, même si les enchaînements de virages limitant les ré-accélérations permettaient à la S1 de suivre sans difficulté le rythme élevé de la "body buildée", quel que soit le conducteur au volant. On peut compter sur le grip des A052 pour faire le job. Bien sûr, les sensations sont un peu plus filtrées que dans la S1 qui est avant tout un gros kart "brut de décoffrage", mais on perçoit facilement qu'on est loin d'exploiter le potentiel très élevé du bolide

Conclusion

Alors enterrée la S1? Sûrement pas. Elle a un côté fun inimitable. Le père de Lotus, Colin Chapman, n'aurait sûrement pas renié une progéniture aussi géniale. Un moteur, un volant, 4 roues, des freins et c'est presque tout. De plus le moteur Rover 120 ch offre une souplesse qui compense souvent le déficit de puissance et incite à adopter une conduite coulée, à la fois efficace et économe en consommables. Yves, qui a par ailleurs l'habitude de conduire une S1 Sport 160, reconnait également cette qualité propre à la 120 ch.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

La Cup 250 bénéficie de plus de 20 années d'évolution constante. L'ADN d'origine a été non seulement conservé mais il a bénéficié de ce que la technologie a fait comme progrès pendant ce temps. Evolution, oui, révolution, non. Si bien qu'en passant de l'une à l'autre on n'est pas dépaysé, retrouvant des réactions similaires, dans un univers familier, à des niveaux différents bien sûr. Le toucher de route reste très informatif et la direction d'une précision très Lotus.

L'augmentation du poids et de l'inertie qui en découle n'est pas perturbante, comme je l'avais déjà constaté avec l'Exige V6.

Par contre, la Cup 250 permet d'envisager des déplacements sur de longs trajets sans états d'âme, y compris sur autoroute (merci l'isolation phonique et le régulateur), pour aller découvrir de nouvelles régions avec des routes à Elise, trop éloignées pour une S1. Performante, sportive, elle est bien plus polyvalente que son ainée. Une voiture pensée pour le circuit mais utilisable sur tout type de route.

La Cup ne s'est pas vraiment embourgeoisée, elle a mûri. Encore une Elise qui va devenir collector.

Sa remplaçante sera probablement plus puissante, plus grosse, plus lourde, plus chère, un peu électrique, et moins fun. Dépêchez-vous !

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8 octobre 2019 2 08 /10 /octobre /2019 15:25

Les sorties automnales organisées sur un week-end par ALO ont acquis une notoriété au fil des ans qui explique leur succès auprès des amateurs de Lotus, de petites routes sinueuses, de beaux paysages, de visites insolites et d'une ambiance extrêmement chaleureuse.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

La Suisse Normande, à cheval sur l'Orne et le Calvados,  jouit d'une réputation touristique justifiée. On passe régulièrement des crêtes aux vallées encaissées où courent ruisseaux et rivières pour remonter sur des escarpements rocheux.

Pour cette cinquième édition, nous avons encore fait le plein au niveau des effectifs avec 25 Lotus au départ de ce week-end fixé à Fougères. Ce qui représentait déjà une belle trotte pour ceux venus de Loire atlantique, Maine et Loire, Morbihan, et même de Seine et Marne ! A noter qu'à chaque sortie, nous avons avant le départ une information minimaliste sur le contenu de la sortie, preuve que la confiance règne.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Il est un exercice incontournable avant d'aller faire avaler des centaines de kilomètres à nos montures,  celui du petit déjeuner pour les équipages ! Il s'est pris à la terrasse du café Le Faubourg, en face du château, plus grande forteresse médiévale d'Europe, pas moins.

Les estomacs calés pour la matinée, nous sommes partis en une longue file de voitures vers le Nord-Est par les départementales tranquilles (avant notre passage…) pour un long trajet d'un peu plus de 90 km. Ce fut l'occasion de constater que même la Mayenne, réputée pour ses grandes lignes droites sur son réseau principal, pouvait offrir de petites routes sinueuses dans sa partie Nord-Ouest.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverteLa Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverteLa Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Nous sommes arrivés à Cerisy-Belle-Etoile en fin de matinée pour faire une première halte sur son Mont, colline qui surplombe la commune à 264 m d'altitude. Il y trône un château  de style néo-Tudor construit vers 1870 par un riche avocat anglais. Il est en ruines, non pas à cause des effets du temps mais parce qu'il a été bombardé par les alliés en 1944. Il faut savoir qu'à l'époque il était occupé par un centre de transmission de la Luftwaffe…

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Nous sommes redescendus après avoir pris un bon bol d'air frais avant d'apprécier une bolée de cidre, suivie d'une lampée de pommeau, et une lichette de Calvados à la distillerie de La Monnerie située en contre-bas (le tout avec modération…). Nous avons bénéficié des explications détaillées sur la technique d'élaboration d'un cidre de qualité à partir de multiples variétés de pommes. Puis nous nous sommes rassemblés autour de l'alambic à colonne en place depuis 1920. Il permet une distillation qui sort une eau de vie à plus de 70 degrés ! Ce n'est qu'après un plus ou moins long vieillissement dans des fûts de chêne que l'on obtiendra un Calvados AOC dont le séjour avant mise en bouteille varie de 5 à…. 50 ans !

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Cette visite nous a mis en appétit d'autant que l'heure avançait. Un saut de puce nous a amené à Caligny pour un déjeuner au restaurant Les 3 Aiglettes. Ouvert tout spécialement pour notre venue, Il a la réputation d'offrir un très bon rapport qualité/prix. Nous avons pu confirmer cette flatteuse réputation doublée d'un service aimable et efficace.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Monsieur le maire de Caligny nous a fait l'honneur de venir nous saluer avant notre départ. Il est vrai qu'un "troupeau" de deux douzaines de Lotus multicolores ne passe pas inaperçu !

Nous sommes repartis au cœur de la Suisse Normande et son relief accidenté et verdoyant. L'espace forestier y est important alternant avec des petits champs bordés de haies épaisses. Ce qui incite à une relative circonspection à l'attaque de virages sans visibilité et des sorties de champ laissant une longue trainée boueuse sur la chaussée.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Alors que la digestion était déjà bien entamée, nous avons fait une courte halte à La roche d'Oëtre, près de St Philbert de l'Orne. Il s'agit d'un précipice de plus de 100 mètres de dénivelée offrant une vue spectaculaire alentour sur cette région de collines et de bocages.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Pas le temps de s'éterniser car nous étions attendus au château de Pontecoulant, pas très loin de Condé sur Noireau. La première phase de construction du château a débuté au XIVe siècle, puis une seconde au XVIe siècle. Le domaine comprend aussi un colombier et deux pavillons pour le garde-chasse et le jardinier. Propriété du département depuis la fin du XIXe, le domaine a été maintenu en très bon état de conservation. Notre guide a su capter l'attention de l'auditoire en nous donnant force détails relatifs à chaque pièce visitée.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Elle a fait preuve également d'une joyeuse complicité lorsqu'un des visiteurs a remarqué qu'un membre du groupe présentait une ressemblance frappante avec le portrait d'un célèbre marquis. Ce fut l'occasion d'une franche rigolade dans un groupe qui ne perd jamais une occasion de plaisanter.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Nous avons ensuite rebroussé chemin pour passer par Condé sur Noireau et filer plein Est jusqu'à Pont d'Ouilly, au confluent de l'Orne et du Noireau. En remontant vers le Nord, nous avons fait un détour par Le Pain de Sucre, un des points culminants de la région et la route de Crêtes, excellent terrain de jeu pour une Lotus, en plus du panorama offert.

Nous sommes ensuite redescendus sur Le Vey, face à Clécy, pour nous arrêter au Camping Les Rochers des Parcs, notre point étape pour la soirée et la nuit à venir. Après avoir pris possession de nos mobil-homes, nous nous sommes tous retrouvés dans la salle de restaurant du camping, laissant au repos nos bolides en toute tranquillité.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverteLa Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

L'excellent repas fut d'autant plus festif qu'une agréable surprise nous avait été préparée. Gilles, éminent membre d'ALO est non seulement lotussien, mais également musicien et chanteur confirmé. Nous avons eu droit à un diner musical au répertoire varié à la satisfaction d'un public très participatif. En fin de repas un très vieux Calvados a circulé pour les amateurs; l'avantage de dîner sur place…

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Une fois encore nous avons bénéficié de prestations de qualité avec des hôtes très attentifs à notre satisfaction. Deux immenses biscuits, élaborés pour la circonstance, nous ont été offerts en fin de repas. En retour, le lendemain matin, de bonne heure, toute l'équipe a eu droit à un baptême routier en Lotus.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
ça bouchonne à la sortie, alors que nous croisons une file de randonneurs à vélo

ça bouchonne à la sortie, alors que nous croisons une file de randonneurs à vélo

En fonction de la gourmandise des autos il a fallu échelonner les pleins pour limiter les bouchons !...

En fonction de la gourmandise des autos il a fallu échelonner les pleins pour limiter les bouchons !...

Un ciel maussade a toutefois accompagné notre réveil et n'allait quasiment plus nous lâcher de la journée. Après nous être regroupés à la sortie du camping nous avons filé jusqu'à Falaise pour nous garer au pied du château de Guillaume Le Conquérant, situé sur un éperon rocheux. Le futur roi d'Angleterre y est né. Ses descendants ont ensuite apporté d'importantes modifications et constructions nouvelles à la forteresse. A partir de 1986, l'Etat et la Ville de Falaise ont entamé sur dix ans un vaste programme de restauration de la place forte.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Encore une fois l'expérience a montré que les services d'un guide connaissant bien l'histoire et les lieux du site apportent une valeur ajoutée appréciable pour ce type de visite.

Après cette découverte instructive il ne fallait pas chômer pour nous diriger  au Sud-Ouest de l'Orne jusqu'à Juvigny sous Andaine où nous avions rendez-vous pour le déjeuner.

Le restaurant choisi est très inattendu, comme pour la plupart des programmes concoctés par les "frèros". La Michaudière est une ferme typique du bocage normand. A notre arrivée, le parking comme la salle du restaurant étaient blindés, ce qui était plutôt bon signe quant à la qualité attendue. Nous avions bien fait de réserver.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Le restaurant est installé dans une ancienne grange à foin où sont proposés des produits du terroir. Un conseil si vous êtes amateur d'andouillette, prenez celle proposée en entrée, elle est top !

Mais ce qui fait de ce site un lieu unique est l'animation d'après repas. Il s'agit d'un spectacle équestre réalisé essentiellement avec chevaux… de trait ! Ce que sont capables de faire ces puissants chevaux et leurs cavalier(es) est à l'opposé de ce qu'on peut imaginer de la part d'un animal de trait.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte
La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

On oublie rapidement leur puissance indéniable au profit de leur souplesse et capacités d'accélérations dans des exercices  qui relèvent du dressage et de la voltige avec une élégance et une apparente facilité étonnantes. Pour le final, après plus d'une heure sans temps mort, nous avons eu la parade de l'ensemble de l'écurie et la présentation du plus grand cheval du monde, le Shire, impressionnant de prestance. Créé il y a 10 ans, le spectacle de La Michaudière a ravi 800 000 spectateurs.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

En fin d'après-midi nous avons pris le pot de l'amitié avant de prendre le chemin du retour.

La Suisse Normande par les "Frèros" : une belle découverte

Et ce n'est pas la peine de se demander ce qui nous sera proposé par Pascal et Valéry l'année prochaine. Comme d'habitude ils ne laisseront rien fuiter pour nous faire une nouvelle surprise.

Crédit photos : le groupe ALO

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 17:09

Après avoir organisé une première journée de roulage sur le circuit de Lohéac il y a deux ans, PAPA 35 a proposé une nouvelle journée cette année à tous les amateurs d'automobile sportive.

Cette session était ouverte à tous, adhérents du club ou pas, selon la formule classique de l'open pitlane, avec un nombre limité de véhicules à tourner ensemble.

Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents

Comme souvent, les Lotus et leur cousines, à la fois pistardes et routières, étaient en nombre et représentaient un tiers de l'effectif total. Le reste du plateau allait de la Triumph Spitfire au Funyo en passant par tout ce qui roule, en bon état, bien sûr.

Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents

C'est après un petit-déjeuner d'accueil suivi de l'incontournable briefing précédant tout début de session que la piste a été ouverte aux participants. Mais avant de lâcher tout le monde, une séance d'initiation derrière des voitures pilotes a été organisée pour permettre aux néophytes et à ceux qui ne connaissaient pas le circuit d'en découvrir son tracé et les trajectoires recommandées.

A la queue leu-leu...

A la queue leu-leu...

J'ai été sollicité par certains membres du groupe Lotus pour donner mon sentiment sur le comportement de leur auto et/ou donner des conseils sur leur pilotage. Il s'est vérifié une fois de plus que les jeunes apprennent plus vite dans tous les domaines que leurs aînés. J'en veux pour preuve le cas du jeune Nicolas à qui j'avais apporté mon expérience il y  a quelques mois, et pour qui les marges de progression étaient importantes. Il m'a bluffé lors de cette session, aussi bien dans l'efficacité de ses freinages que dans la maîtrise des trajectoires. Il est probable que l'élève dépassera le maître d'ici peu, pour le père c'est déjà fait !…

Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents

Cette journée m'a encore apporté la preuve de l'agilité extraordinaire de l'Elise sur un parcours sinueux. De plus, la souplesse du Rover K 120 permet d'enrouler des virages serrés à bas régime. Si bien qu'à Lohéac, je ne change que deux fois de rapport sur un tour. Je passe de la troisième à la quatrième  juste avant le droite précédant la ligne droite. Le moteur est alors au régime de 5500 tr/mn correspondant à celui de la puissance maxi, et retombe dans la plage de couple maxi (situé à 3000 tr/mn). Garder la 3ème jusqu'à la sortie du virage n'apporte pas grand-chose sinon de fatiguer le moteur et risquer de perturber l'assiette si l'auto n'est pas parfaitement en ligne.

Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents
Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents
Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents
Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents

Dans les conditions décrites la ligne droite profite d'une poussée régulière jusqu'au freinage attaqué au moment où le régime moteur est à nouveau à 5500 tr/mn ce qui correspond à environ 160 km/h au compteur. Avec un rupteur situé à 7000 tr/mn il y a de la marge. Le reste du circuit est intégralement déroulé sur le 3ème rapport si bien qu'un de mes passagers m'a dit avec humour qu'il avait l'impression d'être dans un véhicule à boite auto ! Ne pas avoir à prendre les épingles en seconde évite de louper le changement de vitesse, mais aussi une accélération mal dosée pouvant conduire à un tête à queue. Tout concourt à un pilotage coulé, peu spectaculaire, mais m'apportant la satisfaction d'être "propre" et efficace.

Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents
Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents
Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents
Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents
Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents
Roulage circuit PAPA 35 : les Lotus boys ont répondu présents

Débutants comme pilotes confirmés ont ainsi passé une excellente journée par temps sec et nombreux seront ceux prêts à resigner si PAPA 35 réussit à mettre sur pied une édition 2020.

il est utile de contrôler fréquemment la température et la pression des pneus

il est utile de contrôler fréquemment la température et la pression des pneus

Crédit photos : Samuel V et Jean-Pierre P

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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 18:11

Récemment un de ses copains a acheté une Elise Sport 160. Il a conseillé à Sylvain d'aller voir une autre annonce de vente d'Elise parue en même temps. Pas spécialement motivé il est quand même allé voir l'auto, par simple curiosité.

L'addiction a été immédiate. Ce phénomène est assez courant chez les passionnés d'automobile sportive et d'une façon générale chez tous ceux sensibles aux sensations procurées par la conduite de cet engin exceptionnel sur ce plan.

Sylvain a succombé à une drogue dure : l'Elise !

L'Elise de Sylvain est une S1 qui vient tout juste de fêter ses 20 ans. C'est une 120 ch de base portée à environ 135 par une admission et un échappement retravaillés. Elle affiche plus explicitement des modifications extérieures au demeurant assez peu courantes sur une S1.

Sylvain a succombé à une drogue dure : l'Elise !

Tout d'abord un "splitter" ou déflecteur avant en matière caoutchouteuse qui court sur toute la partie inférieure de l'auto. A l'opposé, le diffuseur arrière d'origine a été remplacé par un modèle beaucoup plus volumineux, à l'allure très "racing".

Sylvain a succombé à une drogue dure : l'Elise !

Un soft-top vert et des écopes latérales carbone ajoutent à la personnalisation du bolide.

Sylvain a succombé à une drogue dure : l'Elise !

L'auto était une RHD anglaise à l'origine mais a été transformée en conduite à gauche. Sylvain l'a trouvée dans la région du Mans mais son immatriculation française fait référence à une origine située dans les Alpes de Haute Provence. Autant dire qu'elle a été habituée aux routes viroleuses !

Sylvain a succombé à une drogue dure : l'Elise !

Son nouveau propriétaire la destine à la balade bien sûr, mais aussi à du roulage sur circuit. Et pour améliorer son pilotage, il envisage de faire appel à du coaching pour profiter pleinement du potentiel hors norme de ce gros kart.

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 16:29

Le carrousel de Lohéac, organisé chaque année par Aspyc 56, est un rendez-vous apprécié par tous les amateurs de roulage sur circuit.

L'ambiance y est conviviale et chaleureuse, alors que les règles de sécurité sont connues et appliquées par tous. Quels que soient le niveau de performance des véhicules en piste et le niveau d'expérience des pilotes, la fair-play s'applique en toute circonstance.

La cohabitation est toujours cordiale
La cohabitation est toujours cordiale
La cohabitation est toujours cordiale
La cohabitation est toujours cordiale

La cohabitation est toujours cordiale

Il est vrai que le principe du carrousel, où chacun doit accepter de prendre en passager un autre pilote qui le souhaite, favorise grandement les échanges entre participants.

Les Elise et Exige : des autos plaisir
Les Elise et Exige : des autos plaisir
Les Elise et Exige : des autos plaisir
Les Elise et Exige : des autos plaisir
Les Elise et Exige : des autos plaisir

Les Elise et Exige : des autos plaisir

Encore une fois les Lotus étaient en nombre avec près de 20 % du plateau d'une cinquantaine de véhicules. Si ce nombre peut sembler important, le principe de l'open pitlane, associé à la recommandation de limiter le nombre de tours par session individuelle, conduit à un turn-over important. Si bien que les temps d'attente au niveau du paddock sont suffisamment courts pour que chacun puisse tourner à sa guise.

Une ancienne s'est glissée dans le lot
Une ancienne s'est glissée dans le lot
Une ancienne s'est glissée dans le lot
Une ancienne s'est glissée dans le lot
Une ancienne s'est glissée dans le lot

Une ancienne s'est glissée dans le lot

Les "cousines" étaient aussi de la fête
Les "cousines" étaient aussi de la fête
Les "cousines" étaient aussi de la fête
Les "cousines" étaient aussi de la fête

Les "cousines" étaient aussi de la fête

Après 10 ans de vie commune mon Elise arrive encore à me bluffer. S'il n'est pas question de compétition, ni même de claquer un temps, mais de piloter le plus propre possible, on tourne en même temps que d'autres autos, similaires ou très différentes. On en arrive inévitablement à des comparaisons d'efficacité relatives lorsque l'on rattrape un participant ou qu'on l'aperçoive dans ses rétroviseurs.

Le carrousel de Lohéac : une journée plaisir teintée de tristesse

Si elle peine un peu dans la ligne droite du circuit par rapport aux voitures plus puissantes, l'agilité de l'Elise dans le sinueux et son freinage compensent largement ce handicap, sur un circuit  qui favorise ces qualités il est vrai. La souplesse du Rover K est aussi un atout car il évite des changements de rapports facteurs de perte de temps, voire d'erreur de sélection, et de changement brutal d'assiette en appui, tout en évitant les hauts régimes inutiles. La faible puissance du moteur incite naturellement à ne pas gaspiller les chevaux par une conduite coulée pour le plaisir d'un pilotage "propre".

Le carrousel de Lohéac : une journée plaisir teintée de tristesse

J'ai encore une fois pu noter combien la pression des pneus est très importante sur une légère Elise. Chaussée de 195 à l'avant, elle n'est jamais sous-vireuse, mais une très légère modification de la pression des pneus arrières en 225 peut la changer de survireuse à neutre.

Le faible poids initial de l'auto rend très perceptible la présence ou non d'un passager, essentiellement en courbe plus qu'en accélération et freinage. Au pilote de s'adapter à ce changement de comportement.

Hommage

La mine réjouie des arrivants, tôt le matin, a fait place à des visages sombres lorsqu'on nous a annoncé la disparition brutale de l'organisateur de cette manifestation.

Igor Kostia, président d'Aspyc 56 n'est plus. Il laissera le souvenir d'un homme, affable, accueillant, soucieux d'offrir à ses hôtes les meilleures conditions de roulage à Lohéac. D'ailleurs sa devise inscrite sur les affiches du carrousel résume bien le personnage : " rencontrer – découvrir – partager – aimer".

Le carrousel de Lohéac : une journée plaisir teintée de tristesse

Il m'avait aussi démontré en me prenant à bord de sa Z06 à quel point cette auto pouvait être efficace entre des mains expertes.

Le carrousel de Lohéac : une journée plaisir teintée de tristesse

Au fil des ans et des rencontres nous avions construit des liens d'estime réciproque. Il m'avait fait un grand plaisir cette année en faisant figurer mon Elise sur le poster 2019, et fait préparer à mon intention un exemplaire encadré. C'était ça, Igor, une belle personne. Respect Monsieur Kostia.

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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 17:27

Lorsque l'on cherche à capter l'attention d'un amateur d'automobile sportive, un bon moyen consiste à lui faire essayer le ou les modèles  qui correspondent à ses attentes.

Encore faut-il que l'occasion se présente, à moins de la provoquer en allant au-devant du prospect qui ne pense pas forcément Lotus quand il envisage l'achat d'une voiture sportive.

C'est probablement ce qui a conduit Christophe Le Guillou, Président de CLG Motors,  à organiser deux demi-journées d'essai sur circuit et route des modèles phares de la gamme Lotus.

Ayant eu la chance d'être convié à partager la matinée avec une douzaine et demie de participants, nous avons été accueillis sur le circuit de Lohéac. Il en sera de même pour les participants de l'après-midi.

A l'occasion du mot d'accueil de l'initiateur de cet évènement, nous avons appris que CLG Motors allait ouvrir une nouvelle agence à… Antibes, ce breton d'origine ayant toujours des attaches professionnelles dans le Sud.

La gestion sportive de la journée ayant été confiée à l'école de pilotage "conduire à Lohéac", nous avons eu ensuite un briefing rappelant à tous les notions élémentaires de transferts de charges et de trajectoires.

Les 3 Lotus et les 2 Maserati mises à disposition pour les essais. Et une invitée surprise !

Les 3 Lotus et les 2 Maserati mises à disposition pour les essais. Et une invitée surprise !

Ce petit cours théorique a été suivi d'un repérage du circuit, de ses trajectoires et points de freinage recommandés en prenant place à bord d'un Grancabrio, rien que ça. Pas vraiment surprenant puisque l'établissement est également concessionnaire Maserati (dont il était aussi possible d'essayer deux modèles).  Comme ce grand cabriolet peut facilement embarquer quatre personnes, cette phase a été rondement menée, à un rythme et une ambiance sonore… de Maserati ! De quoi constituer une belle entrée en matière.

pardonnez l'expression, mais l'Evora 410 a un c… d'enfer !

pardonnez l'expression, mais l'Evora 410 a un c… d'enfer !

Il ne restait plus qu'à passer à la pratique, avec trois Lotus à notre disposition, deux pour essais sur circuit et une pour un essai routier.

LOTUS EXIGE S

Le hasard de la programmation des participants m'a fait commencer par l'Exige S. J'ai déjà eu l'occasion de prendre en main une V6 de 350 ch l'année dernière, mais c'est non sans excitation que je me suis installé à bord. Si l'accès est toujours un peu fastidieux, il est facile de trouver une excellente position de conduite, bien calé dans le baquet.

Si l'habitacle est toujours aussi contenu que les précédents modèles, l'enveloppe extérieure apparaît plus volumineuse, impression confirmée par les dimensions réelles, avec 10 cm de plus en largeur et plus de 30 cm supplémentaires en longueur par rapport à mon Elise.

L'extracteur et l'aileron ne sont pas là pour la frime

L'extracteur et l'aileron ne sont pas là pour la frime

Au coup de démarreur on entend le grondement du V6 qui sous-entend la présence d'une belle cavalerie. A l'enclenchement de la première je suis une nouvelle fois surpris par la raideur de la pédale d'embrayage, alors qu'ensuite je n'y prêterai plus attention, les rapports, au guidage très précis, passant avec facilité, aussi bien à la montée qu'à la descente de ceux-ci.

Départ pour une séance mémorable

Départ pour une séance mémorable

La poussée du moteur est plutôt linéaire et constante à tous les régimes et elle emmène le poids contenu de l'auto dans des accélérations spectaculaires. La souplesse de la mécanique évite d'aller chercher les plus hauts régimes tout en bénéficiant d'une belle relance à chaque changement de rapport.

Au premier freinage on est également surpris par sa puissance, avec l'impression d'avoir planté les pneus dans le bitume. Le grip des pneus est de haut niveau. Si l'Exige est livrée de série avec des Michelin Pilot Sport Cup 2, notre auto était chaussée de Yokohama A052, successeurs des A048, qui offraient également un grip de haut niveau. La direction est typiquement Lotus, c'est-à-dire d'une précision rare.

La super bonne idée de CLG Motors Rennes
La super bonne idée de CLG Motors Rennes

Malgré une augmentation importante du poids par rapport à l'Elise de base, la balance reste très vive, et on ne ressent pas une augmentation de l'inertie dans les enchaînements dans la même proportion que la prise de poids.

Une fois de plus, j'ai été très impressionné par la facilité de prise en main de l'auto, son très haut niveau de performance, même si j'ai été loin d'aller chercher ses limites. Voilà une auto qui peut vous emmener sur un circuit par ses propres moyens mais aussi vous promener en balade, la souplesse du moteur permettant d'adopter tous les rythmes possibles.

LOTUS ELISE SPORT 220

Bien sûr, passer au volant de l'Elise 4 cylindres après un tour en Exige V6 ne pouvait que donner un premier sentiment de régression, le menu proposant un plat nettement moins épicé.

En dimensions extérieures cette version garde la compacité des Elise avec  une silhouette  retravaillée. Les modifications les plus apparentes concernant les deux entrées d'air encadrant la calandre à la façon de l'Exige V6 et les feux arrière avec deux des quatre feux à la dimension réduite. L'extracteur est lui de dimensions imposantes.

La super bonne idée de CLG Motors Rennes

Il est toujours très facile de trouver une position de conduite adaptée à la conduite sportive, bien calé dans le baquet, le volant ne servant qu'à diriger l'auto sans avoir à se raccrocher à lui dans les virages. La finition intérieure a beaucoup progressé au fil des années même si la dotation en accessoire est toujours minimaliste.

Petite surprise dès le départ en ce qui concerne la sélection de boite. Si l'Elise bénéficie de la même tringlerie apparente que celle de l'Exige, le guidage est plus flou. Cette impression sera confirmée tout au long des tours avec, parfois, un rétrogradage en seconde un peu récalcitrant. Il faut bien décomposer au détriment de la rapidité d'exécution. L'auto est neuve et a peut-être besoin d'un réglage en atelier.

La super bonne idée de CLG Motors Rennes

Le 4 cylindres compressé, très coupleux, est très souple à bas régime et pousse fort jusqu'au régime maxi.

L'agilité extraordinaire de cette sportive sans équivalent est toujours là. Le freinage sera parfait avec une attaque plus franche en début de freinage. Sans doute gagnerait-on à choisir un autre type de plaquettes que celle montées sur l'auto. En somme de petits défauts qu'il  doit être aisé de corriger.

L'auto est beaucoup moins rustique que les précédentes générations. Le confort général a nettement progressé et l'insonorisation ne soumet plus les occupants à tous les bruits provenant du compartiment moteur qui accompagnent les occupants d'une S1.  

La Sport 220 est toujours une Elise aussi captivante, avec un niveau élevé de performances (0 à 100 km/h en 4"6), tout en alliant sport et confort.

EVORA 410

Avec l'Evora on change de monde. Nous ne sommes plus dans le sport à l'état le plus fondamental mais dans le Grand tourisme. C'est pourquoi son essai nous était proposé dans l'élément qui lui convient le mieux : la route.

Cette version affiche un look résolument sportif mais sans ostentation. L'aérodynamique a été travaillée pour apporter encore plus d'appui tout en se passant d'un aileron imposant. L'auto est vraiment jolie.

La super bonne idée de CLG Motors Rennes

L'accès à bord est nettement plus aisé que dans une Exige alors que le principe du génial châssis central en baignoire d'aluminium a été conservé. L'ambiance intérieure est beaucoup plus cossue que ce à quoi nous sommes habitués, mais il s'agit d'une routière  pensée pour le confort de ses passagers.

Sur notre modèle d'essai, pas de levier de vitesse, nous avons affaire à une boite automatique à 6 rapports. Il est décidé de lui laisser l'initiative pour ce galop d'essai sur petites routes départementales et de ne pas recourir aux palettes au volant que l'on utiliserait plus volontiers en montagne ou sur circuit.

La super bonne idée de CLG Motors Rennes

Pied sur la pédale de frein et appui sur le bouton Start, le V6 de 416 ch se réveille. Départ en douceur en quittant le circuit avec un appui modéré sur l'accélérateur. La boite passe les rapports avec une extrême douceur. La suspension gomme les irrégularités de la chaussée alors que la direction, très Lotus, reste très informative.

Nous haussons le rythme. La boite réagit aussitôt pour effectuer les relances alors que les virages s'effacent avec facilité. Bien sûr, avec cette belle routière, les sensations sont moins accentuées que dans une pistarde mais le plaisir de conduire est bien présent. A propos de sensations, celle qui s'estompe le plus est celle de vitesse. Alors que l'on pense rouler à une vitesse "politiquement" correcte, un coup d'œil sur le compteur vous indique que vous êtes 50 % au-dessus !

Mais, par contre, s'il s'agit de dépasser un véhicule lent, il suffit d'écraser l'accélérateur pour que la boite descende instantanément plusieurs rapports pour vous catapulter en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire.

Et pour le fun, si on enclenche le mode sport, à chaque descente d'un rapport, on a droit à un coup de gaz façon double débrayage. Totalement inutile, mais très fun pour les grands enfants qui auront la chance de conduire cette auto.

Cette versatilité empreinte de souplesse permet d'envisager les plus longs déplacements sur tous types de route en toute sécurité, sans fatigue, mais avec un réel plaisir.

LA CERISE SUR LE GÂTEAU

Il a été proposé, à ceux qui le souhaitaient (et ils furent nombreux à le souhaiter), de pouvoir faire deux tours de baptême à bord d'une 2-Eleven.

C'est parti pour deux tours de manègeC'est parti pour deux tours de manège

C'est parti pour deux tours de manège

Elle était conduite, pardon, pilotée par Arno, de "Conduire à Lohéac" qui connait cette auto par cœur, tout comme le circuit lui-même. Bien sanglé dans le baquet du passager, j'ai pu me régaler des sensations procurées par cette auto de plus de 250 ch pour moins de 700kg chaussée de slicks.

Pas de doute, c'est bien un châssis d'Elise

Pas de doute, c'est bien un châssis d'Elise

Menée de main de maître, l'auto donne l'impression d'être dans un gros kart à boite, tout en voyant le film de la chevauchée en accéléré. Ce fut aussi l'occasion de prendre une leçon de pilotage supplémentaire.

AU FINAL

Nous avons pu essayer en un temps concentré trois voitures différentes mais partageant en commun, chacune à leur manière, les qualités qui ont fait la réputation de la marque : agilité, tenue de route, freinage, facilité de conduite…

Au fil des décennies l'espèce a évolué mais a conservé son patrimoine génétique. Espérons qu'il en sera de même pour les futures générations de Lotus

J'ai trouvé l'idée de CLG Motors à la fois innovante et intéressante. Je pense que cette initiative peut être un excellent moyen de conquérir de nouveau adeptes de la marque. Et ceux qui ont pu bénéficier de cette opportunité ne manqueront pas de faire circuler l'information de bouche à oreille et démultiplier ainsi l'impact d'une telle démarche.

Une contribution financière était demandée aux participants qui apparait très logique au vu des moyens mobilisés.

DE L'ART DU COACHING

Parmi la logistique mise en œuvre au cours de cette journée d'essais, il y avait l'école de pilotage "Conduire à Lohéac". L'équipe était nombreuse, avec Emma pour la gestion des sessions d'essais et Arno comme responsables des coaches. Chaque auto avait un  coach attitré qui accueillait chaque "essayeur" d'un jour à bord de l'auto.

Les coaches, justement, forment, comme toute corporation, une population variée.

Il y a le coach mutique, à qui j'ai eu affaire un jour. A peine trois mots en six tours de circuit. Autant dire aussi utile qu'un SDS (sac de sable).

Il y a le coach rabat-joie qui vous dit sans arrêt d'accélérer moins fort et de freiner plus tôt. Je n'ai pas pratiqué mais on m'a raconté. C'est forcément très frustrant.

Le coach : il est là pour élever votre niveau de pilotage

Le coach : il est là pour élever votre niveau de pilotage

Il  y a le coach type "Conduire à Lohéac". Il vous accueille à bord avec sourire et décontraction. Il s'assure d'abord que vous êtes bien installé, avec une position de conduite optimale. Dès les premiers virages il détecte vos erreurs et ce que vous faites bien. Il enchaîne sur une succession de conseils (mais pas tous à la fois…) pour vous amener à plus d'efficacité avec une sécurité accrue. Progressivement, la petite crainte d'être jugé sur son pilotage fait place à une confiance en soi accrue.

Cette pédagogie porte beaucoup sur les trajectoires, les prises de freins, l'intérêt de garder un peu de frein à tel endroit pour mieux placer le train avant, la façon d'adapter la trajectoire d'une courbe précédant une longue ligne droite pour gagner en vitesse de sortie qui sera conservée sur une longue distance. Ce sont des conseils qui s'appuient sur de la théorie appliquée à l'instant présent.

Je sais que la prochaine fois que je tournerai sur le circuit de Lohéac je ne piloterai plus tout à fait comme avant, juste pour le plaisir du pilotage le plus efficace possible. Mais une piqure de rappel de temps en temps ne pourrait pas me faire de mal.

CLG MOTORS, ZA du Triangle Vert 35520 La Mézière     02 99 30 80 00    https://lotusrennes.com/

www.conduirealohac.fr

Plus d'informations sur l'actualité Lotus avec :

 https://www.motors-addict.com/fr/news/supercars/lotus

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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 17:05

Depuis de nombreuses années, Fabien, GO du Club Lotus France, organise une journée  trackday sur le circuit de Fay de Bretagne.

Ce circuit est très prisé des Lotus men si bien que les candidats sont nombreux et il y a toujours une liste d'attente à se former. Et pourtant cette année, le nombre de voitures à pouvoir rouler en même temps sur la piste a été porté de 8 à 12 ce qui a agrandi la capacité d'accueil globale.

Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France

Au fil des années, le parc auto Lotus s'est diversifié tout en montant en gamme, si bien que le niveau de performance des autos devient de plus en plus hétérogène. Et comme les pilotes les plus expérimentés sont souvent au volant des autos les plus rapides, il est de plus en plus délicat de faire respecter les règles élémentaires de sécurité qui régissent une journée de roulage.

Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France

S'il n'est pas question de compétition, ni même de chronométrage, il peut être frustrant pour un super pilote au volant d'une super auto de se trouver ralenti à l'approche d'un virage où se trouve une auto plus lente qui joue, bien malgré elle, les chicanes mobiles.

Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France

Fabien a tenté de contourner cette difficulté en introduisant cette année des sessions réservées aux autos les plus anciennes (type S1 et consœurs) et aux pilotes peu expérimentés. Mais le fait d'organiser des sessions plutôt que l'open pitlane habituel engendre des paquets de voitures qui démarrent toutes en même temps, ce qui aboutit à bloquer l'accès à la piste pour les autres participants dans de longues files et minutes d'attente. Si bien que l'expérience a tourné court.

Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus FranceJournée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France

Ne restait plus qu'à rappeler à tout le monde qu'il n'y a aucun enjeu dans cette forme de loisir, et que de perdre quelques secondes de temps en temps ne peut que contrarier brièvement l'égo de certains.

Quoiqu'il en soit, comme il y a deux ans, mon ami Yves m'a proposé de l'accompagner sur ce circuit que j'affectionne pour son tracé technique et son profil en dénivelées, et le sentiment de sécurité qu'il procure.

Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France

Le trajet aller au volant de la Sport 160 m'a rappelé à quel point sa mécanique tranche avec le caractère docile de ma 120 ch. Déjà pour le démarrage à froid, elle ne connait que son maître, qui a craché ses poumons de bon matin en poussant l'auto alors que je m'escrimai sur le démarreur…

Une fois démarré et à chaud, le moteur maintient un ralenti à régime assez élevé de l'ordre de 1200 tr/mn et dont l'instabilité accentue les vibrations qui agitent la caisse. Enfin, dans un déplacement en seconde à basse vitesse, le moteur hoquète si le régime est inférieur à 2.000 tr/mn.

Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France
Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France
Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France
Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France

Pas glop pour la ville mais ce n'est pas son terrain de jeu. Grâce à une boite à air et un échappement optimisés la mécanique préfère s'exprimer en donnant de la voix sur les routes viroleuses et sur circuit.

Après l'incontournable briefing du début de séance, nous avons fait quelques tours de chauffe en duo pour nous remémorer le circuit. Puis, à tour de rôle, nous nous sommes relayés au volant de l'auto, au comportement très honorable par rapport à un plateau très riche en autos préparées circuit (dont une partie arrive sur plateau) et nettement plus puissantes. Bien entendu, il faut en permanence avoir un œil dans le rétroviseur pour ne pas se faire surprendre par des bolides nettement plus rapides.

Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France

Après avoir tourné le matin sur une piste très froide balayée par un vent glacial, l'après-midi a offert des conditions de roulage plus favorables à une bonne adhérence des pneus. Les relais au volant ont été aussi entrecoupés par la gestion ponctuelle des drapeaux au départ de la pitlane.

Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France
Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France
Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France
Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France
Journée de roulage sur le circuit de Fay de Bretagne par le Club Lotus France

Cette année, un photographe professionnel a pris de nombreux clichés des voitures en piste, permettant à ceux qui le souhaitaient de repartir avec un album souvenir, en attendant l'édition 2020.

Crédit photos : LC Reportage - Yves –Jean-Pierre

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 17:06

C'est devenu une tradition, le printemps est l'occasion pour les Lotus men d'ALO de sortir, en groupe, dégourdir les roues de leurs autos. Après une hibernation plus ou moins longue, tout le monde est impatient de retrouver des amis qui partagent la même philosophie, en prenant du bon temps au volant de leur jouet pour découvrir de nouvelles routes à Lotus.

Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite

C'est l'aspect classique de chaque sortie. La joyeuse bande s'est donc retrouvée de bon matin, à Guipry, pour un copieux petit déjeuner. C'est que certains se sont levés très tôt, notamment ceux venus de la Loire Atlantique, nouvelle preuve que ce département est… breton ! Pour partir d'un bon pied, il y avait non seulement café, thé et jus de fruit, mais le traditionnel croissant avait été remplacé par une multitude de gâteaux et tartes maison élaborés par nos hôtes du bar Les Templiers.

Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite

Pas le temps de traîner, nous avions un rendez-vous à respecter. Départ donc en direction du Sud-Est par les petites départementales jusqu'à St Sulpice des Landes pour remonter à la limite de la Loire Atlantique, en dessous de Soulvache. C'est là que nous attendait l'insolite : le Parc-Musée des mines de fer de la Brutz. Le site a connu une activité industrielle tout au long de la première moitié du XXè siècle. Nous y avons été accueillis par des bénévoles passionnés (l'un va rarement sans l'autre).

Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite

Nous avons pu visiter le bâtiment à minerais qui abrite une exposition permanente expliquant par moult supports l'extraction du fer dans une mine souterraine. En sous-sol on trouve une reconstitution d'un fond de mine.

Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite

Un petit train à voie étroite emmène ensuite les visiteurs à la découverte du carreau de la mine avec les installations de surface et le matériel et les machines utilisés à l'époque.

Cette visite a surpris la plupart des participants qui ne s'attendaient pas à voir un tel site sur ce secteur.

Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite

Le temps était à nouveau compté car nous avions à rejoindre Vitré pour le déjeuner. Là encore, pas question d'emprunter les grandes routes où nos voitures et leurs chauffeurs s'ennuient. Après un crochet par Rougé, le convoi est remonté d'abord plein Nord en passant par Retiers et Moulins pour bifurquer vers Bais et Vergéal. Un parking nous avait été réservé par la mairie de Vitré afin de garer nos autos au pied du château.

Un bon moyen d'optimiser le stationnement, à la condition que tout le monde parte en même temps !
Un bon moyen d'optimiser le stationnement, à la condition que tout le monde parte en même temps !

Un bon moyen d'optimiser le stationnement, à la condition que tout le monde parte en même temps !

Il n'y avait que quelques pas à faire pour atteindre le restaurant L'Artisan de la rue d'en Bas. Après le café pris sur la terrasse du restaurant nous avons eu la possibilité de déambuler dans les rues typiques du vieux Vitré.

Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite

Après cette promenade digestive nous avons commencé à prendre la route du retour, mais en passant cette fois par Pocé les Bois, La Peinière,  et Domagné.  Arrivés aux portes de Châteaugiron nous avons bifurqué sur Amanlis puis plein Ouest jusqu'à St Erblon. A la sortie de la commune certains se sont un peu fourvoyés mais tout le monde s'est retrouvé à Pont-Réan pour y faire la dernière pause avant la séparation du groupe. C'est sur la terrasse du Grand Hôtel, le long de la Vilaine que chacun a eu le loisir de commenter cette première sortie collective de l'année qui en appelle d'autres.

Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite

L'absence de Laurence et son entrain ont été regrettés. Nous lui souhaitons tous un prompt rétablissement.

Pour les esthètes : quelques photos supplémentaires de Nicolas, en diaporama à défiler

Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite
Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite
Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite
Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite
Le "décrassage" printanier d'ALO : du classique et de l'insolite

Crédit photos : Brice, Nicolas, Patrice et Jean-Pierre

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 17:45

Christophe est arrivé récemment en Bretagne après avoir séjourné entre Alsace et Franche-Comté.

Avant tout motard passionné et fan de Ducati depuis des années, il a souhaité acquérir un jouet supplémentaire mais sur 4 roues cette fois.

Cela se passait en 2012, et avec un tel passé, sa recherche s'est tournée vers une voiture généreuse en sensations, qui soit légère et réactive. Il fallait aussi maîtriser le budget achat comme celui de l'entretien. Ce cahier des charges l'a tout naturellement conduit vers une "light" du type Lotus ou Caterham.

Méthodique, Christophe s'est lancé à la recherche de l'objet convoité. Au bout de 3 mois, il a repéré une Elise de 2001 en Angleterre et a missionné un importateur pour qu'il réalise un check-up de l'auto qui n'en était encore qu'à son premier propriétaire. L'avis de l'expert étant positif, elle a été importée pour être immatriculée en France.

Une route à Elise, comme on les aime !

Une route à Elise, comme on les aime !

Cette Elise S2 Sport Tourer est une version qui bénéficiait d'origine d'une finition particulière avec, notamment, un intérieur cuir pour les baquets et contre-portes, une insonorisation améliorée et une sono Hi-fi. Extérieurement la carrosserie est de couleur "ardent red", très populaire chez les Elise. Christophe a gardé le volant à droite originel et annonce 41.835 miles au compteur.

Côté mécanique on trouve le classique rover K 1.8l de 120 ch associé à une boite courte (qui compensait le surplus de poids par rapport à la S1), mais l'auto a profité de modifications destinées à améliorer les performances mais aussi la musicalité de l'ensemble. Il est vrai que lorsque qu'on reconnait une Ducati à l'oreille on cherche à accorder la sonorité de sa  voiture à son  look.

Un décor typiquement breton

Un décor typiquement breton

Si bien qu'on trouve un échappement Janspeed, une admission dynamique et un arbre à cames "Lotus Performance" qui porte la puissance maxi à environ 135 ch.

La Bretagne est belle, et l'Elise jamais bien loin...

La Bretagne est belle, et l'Elise jamais bien loin...

Christophe réside maintenant du côté de Vannes. Il souhaite faire la connaissance d'autres passionnés comme lui  de voitures à forte personnalité et partager de jolies balades ou des sorties circuit. Le potentiel touristique de la région est quasi inépuisable et comme il a adhéré au Club Aspyc 56, les occasions de sorties et de roulage sur piste ne vont pas manquer.

Et, bien sûr, s'il pousse jusque vers chez nous, le meilleur accueil lui sera réservé.

Si vous vous intéressez aux sports mécaniques, et souhaitez être informé des nouveautés, tests, essais, coulisses et informations exhaustives qui concernent votre passion, je vous conseille le site :

https://www.motors-addict.com/fr

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Si votre centre d'intérêt principal est la marque Lotus, vous y accédez directement par ce lien :

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