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3 septembre 2022 6 03 /09 /septembre /2022 15:08

Depuis 3 ans, l'Amicale des Lotussiens de l'Ouest  organise une colo pour passionnés d'automobile sportive et amateurs de découvertes touristiques, ces deux centres d'intérêt étant par les expériences passées tout à fait compatibles. Ces colos d'un genre spécial se déroulent à chaque fois la deuxième semaine d'août mais changent tout naturellement de lieu. La première avait eu pour cadre l'Auvergne, et celle de l'année dernière le Morvan.

Pour cet été les Hautes Pyrénées nous étaient proposées. Ne connaissant pas cette région centrale de la chaîne pyrénéenne et ayant manqué les précédentes éditions je me suis inscrit avec mon épouse pour ce nouveau road trip.

Les jolies colonies de vacances avec ALO

Huit équipages se sont inscrits, aussi variés en âge qu'en montures mais animés de la même passion. Les autos allaient de l'Evora, à la dernière Elise Cup 250, en passant par de la Sport 220, de la S3 136, de la S2 120, mais aussi une VX 220 et même une MX-5 184. Cette dernière pourrait être considérée comme le vilain petit canard de la bande mais bénéficie de la bienveillance des organisateurs, son propriétaire (l'auteur de cet article…) étant un ancien (dans tous les sens du terme !) propriétaire de Lotus. Quant aux couleurs, comme à l'habitude, il y  en avait pour tous les goûts.

LE DEPART

Partant principalement de l'Ille et Vilaine et de la Loire Atlantique, le départ s'est fait en ordre un peu dispersé. Les "nordistes" ont choisi de partir avec une demi-journée d'avance pour faire étape à mi-parcours sur Angoulême. Les "sudistes" ont pris le parti de faire le trajet d'une traite. Dans tous les cas il avait été décidé d'éviter les autoroutes qui risquaient d'être encombrées de bouchons. Nous leur avons préféré les nationales et départementales où l'on roule moins vite mais en continu. Les seuls arrêts étant ceux décidés pour faire une pause. L'expérience s'est avérée concluante.

LE JOUR D'ARRIVEE

L'objectif commun était de se retrouver le samedi soir à Gouaux, petit village proche de la Station Saint-Lary-Soulan. A 950 m d'altitude se trouve le camping 3* Le Ruisseau doté de tout ce qu'il faut pour passer des vacances paisibles avec différents types de mobil-homes et des emplacements pour y planter une tente ou stationner un camping-car.

Le camping nous a fait l'honneur de sa page Facebook

Le camping nous a fait l'honneur de sa page Facebook

Le moins que l'on puisse dire est que notre arrivée n'est pas passée inaperçue et a déclenché l'enthousiasme de nombreux gamins, surpris de voir une telle concentration de voitures de sport multicolores.

Les propriétaires du camping nous ont accueillis très gentiment et tout au long de la semaine ont manifesté le souci constant de nous rendre le séjour le plus agréable possible. La convivialité s'est également retrouvée chez de nombreux voisins, vacanciers comme nous. Cet état d'esprit se rencontre assez souvent en montagne et c'est tant mieux.

Bien entendu qui dit colo dit monos, et ce sont les "frèros", Pascal et Valéry qui s'y sont collés, mais dans un management très participatif. Nous étions répartis dans 4 mobil-homes plus au moins dispersés sur le site. Tous les soirs tout le monde se retrouvait à l'heure de l'apéritif (pas d'alcool au volant!) pour décider du programme du lendemain, sans obligation de suivre le groupe si l'on préférait une autre activité.

Réunion studieuse pour la préparation du programme du lendemain

Réunion studieuse pour la préparation du programme du lendemain

En arrivant nous avions en tête quelques sites à la visite réputée incontournable, mais c'était sans compter sur les impondérables, aussi bien climatiques que mécaniques, mais également les recommandations dispensées par des résidents de la région.

LE DIMANCHE

Notre premier jour d'excursions a été consacré à la découverte de deux cols prestigieux car très souvent empruntés par le Tour de France. Il s'agit du col d'Aspin à 1490 m d'altitude et du col du Tourmalet à 2115 m. La route est évidemment partagée avec de nombreux cyclistes qui aiment à se confronter à ces ascensions mythiques ayant fait la renommée de l'épreuve.

Pascal joue les mythos…

Pascal joue les mythos…

Pour nos autos il n'y avait pas de problème pour les relances et la route est assez large. Les croisements se font sans difficulté alors que nous allons emprunter les jours suivants des routes souvent très étroites nécessitant d'aborder des virages serrés sans visibilité avec la plus grande prudence.

Au col d'Aspin
Au col d'Aspin

Au col d'Aspin

De plus, nous avons découvert que des zones pastorales laissaient les animaux en totale liberté et il n'a pas été rare de rencontrer sur la route des vaches en divagation ainsi que des chèvres et même des ânes. La prudence était de mise. Nous avons également entendu assez souvent au cours de la semaine les cris de marmottes et certaines d'entre elles ont accepté de prendre la pose un court instant.

Petite pause avant d'arriver au sommet car les voitures ont tendance à chauffer dans la montée vers le Tourmalet

Petite pause avant d'arriver au sommet car les voitures ont tendance à chauffer dans la montée vers le Tourmalet

Les jolies colonies de vacances avec ALO
Les jolies colonies de vacances avec ALO
Les jolies colonies de vacances avec ALO
Les jolies colonies de vacances avec ALO

Lors de notre retour au camping, nous avons fait la connaissance de notre voisin, passionné aussi de voitures, collectionneur, il possède une 4 CV. C’est tout naturellement que nous lui avons proposé de se joindre à nous pour l’apéritif du soir et parler voiture bien sûr.

LE LUNDI

Le lendemain nous avons à nouveau emprunté la même route jusqu'à La Mongie afin de prendre le téléphérique qui amène en 2 étapes jusqu'au Pic du Midi perché à 2876 m. Nous comptions profiter du panorama exceptionnel qu'il offre sur la chaîne pyrénéenne. Mais nous sommes arrivés trop tard pour pouvoir monter en matinée, les réservations étant complètes. On nous a conseillé d'attendre le début d'après-midi avant de prendre des billets car la veille des nuages étaient apparus en cours de journée et le même phénomène risquait de se reproduire.

Ce couple attend le départ improbable du téléphérique !

Ce couple attend le départ improbable du téléphérique !

Le groupe a donc déjeuné à la Mongie, dans un restaurant accueillant et à la cuisine excellente. Il s'agit du Schuss (publicité gratuite!). Pendant ce temps, le ciel s'ennuageait et la webcam installée au sommet nous confirmait que la visibilité allait être proche de zéro.

Nous avons donc changé notre fusil d'épaule et sommes allés du côté du col de l'Hourquette d'Ancizan (à 1514 m), qui a vu aussi passer la grande boucle. Nous avons fait une pause à proximité du lac de Payolle, le long d'un ruisseau ombragé et rafraîchissant avant de reprendre la route forestière vers son point culminant avec une vue plus dégagée.

Les jolies colonies de vacances avec ALO
Les jolies colonies de vacances avec ALO

En soirée nous sommes allés rendre visite à la chèvrerie de Gouaux, située au-dessus de notre camping, pour assister à la traite des biquettes. Elles étaient non seulement très mignonnes mais aussi pas farouches, habituées aux caresses des visiteurs qu'elles recherchaient. Nous en avons profité pour acheter quelques fromages et goûter aux produits locaux.

LE MARDI

Notre cher voisin, un habitué de la région, nous a fait part d’un circuit à faire absolument au vue de la beauté des paysages. Il a eu la gentillesse de nous concocter un parcours au travers d’un écrit faisant office de RoadBook. Nous avions le projet de pousser jusqu'à Vielha, commune espagnole du Val d'Aran avec pas mal de cols à franchir. On nous avait conseillé d'arriver assez tôt, les espagnols mangeant assez tard, cela nous garantissait de trouver facilement une table pour nous restaurer le midi. C'était sans compter sur un sérieux grain de sable dans la mécanique. Alors que nous avions franchi un premier col, celui d'Azet (1580m), une auto manquait à l'appel.

Vue depuis le col d'Azet

Vue depuis le col d'Azet

A Génos, mais où est donc passé Nico ?

A Génos, mais où est donc passé Nico ?

Bloqué sur une vitesse intermédiaire, la VX 220 de Nicolas, son conducteur, a pu nous rejoindre à Génos. Nous avions à disposition quelques outils et des compétences en mécanique. Le diagnostic est posé, un des câbles de sélection de boite est cassé. N’ayant pas le matériel nécessaire pour une réparation de fortune, nous avons fait une recherche internet pour trouver un magasin de bricolage. L'auto est repartie bloquée sur le troisième rapport pour se rendre jusqu'au magasin distant d’une vingtaine de kilomètres.

Première tentative de réparation

Première tentative de réparation

Malgré une arrivée en fanfare d'une meute de Lotus chez Monsieur Bricolage à Juzet de Luchon, le meilleur accueil nous a été réservé. Pendant que les mécanos s'affairaient sur la mécanique, nous avons remarqué, dans l'arrière cours du bâtiment un vieux pick-up Ford 150 des années 80.

Les jolies colonies de vacances avec ALO

En discutant avec la fille des patrons, très férue de voitures de sport, nous avons appris que le papa se passionnait pour les sportives américaines. Elle nous conduit jusqu'à un hangar qui abritait plusieurs coupés dont une Ford mustang et une Dodge Charger. Elle nous a même démarré leurs gros V8 au son si caractéristique. En Retour elle a eu droit à un baptême en Evora et en Elise…

Une réparation de fortune nous a finalement permis de reprendre la route avec beaucoup de retard. Notre ami mécano a pris le baquet passager pour le cas où. Heureusement ! La réparation de fortune n’ayant pas tenu, le reste de la journée, c’est le passager équipé d’une pince, qui passait les rapports au signal du pilote si bien que nous sommes arrivés à Vielha à l'heure… espagnole et donc avec de sérieuses difficultés pour trouver des places disponibles dans les restaurants. La troupe s'est dispersée si bien que certains ont pu apprécier un excellent repas à l'espagnole alors que d'autres ont regretté de ne pas avoir amené un sandwich !

Après une délicieuse sangria, un excellent gaspacho, place aux choses sérieuses avant le dessert…

Après une délicieuse sangria, un excellent gaspacho, place aux choses sérieuses avant le dessert…

Tout le monde a pu, par contre, admirer les contrées traversées à l'aller et pour le retour un chemin différent a été adopté nous faisant remonter beaucoup au nord pour une boucle qui nous a conduits jusqu'à hauteur de Marignac avant de redescendre jusqu'à Luchon, où nous étions passés le matin.

Au niveau du col de Peyresourde, Pascal a repéré une crêperie qui affichait une promotion sur les crêpes. Sa gourmandise pour cette friandise a été l'occasion d'une pause appréciée de tous, d'autant que les crêpes étaient aussi bonnes que chez nous (enfin en ce qui concerne les bonnes adresses!).

Les jolies colonies de vacances avec ALO

Cette pause a permis à notre équipage en difficulté, de faire une nouvelle halte chez Mr Bricolage et d’acheter de nouvelles pièces pour peaufiner la réparation du câble.

C’est en soirée que Nicolas et son père ont achevé une réparation de fortune à l’aide de dominos électriques, de scotch américain et de clés de 10 savamment utilisés pour renforcer la réparation du câble.

LE MERCREDI (journée de repos)

En principe, lors de cette journée, chacun est libre de gérer sa journée comme il souhaite.

Au court de l’apéro de la veille, plusieurs équipages ont souhaité limiter le roulage et randonner pour découvrir des lacs d’altitude.

Cette journée de repos s’est avérée en fait plus sportive car consacrée à l'exploration de la réserve naturelle de Néouvielle, à l'Ouest de Saint Lary et dominée par le Pic de Néouvielle à 3091 m. Pour cela on emprunte la route des Lacs qui nous amène jusqu'au Lac d'Orédon (1850 m).

Les jolies colonies de vacances avec ALO
Les jolies colonies de vacances avec ALOLes jolies colonies de vacances avec ALO

Dans la pratique on ne peut aller plus loin en voiture. Du parking on a le choix entre prendre une navette par autocar pour aller jusqu'au lac supérieur d'Aubert (2149 m), ou suivre la route à pied pour la même destination en passant à côté du lac d'Aumar. Les plus sportifs empruntent un sentier, celui des Laquettes, très escarpé, pour le même but mais en passant par plusieurs lacs intermédiaires, de dimensions et d'aspects très variés. Les panoramas sont magnifiques et variés. La réserve possède un arbre caractéristique du coin : le pin à crochets.

Les jolies colonies de vacances avec ALO
Les jolies colonies de vacances avec ALO
Les jolies colonies de vacances avec ALO
Les jolies colonies de vacances avec ALO

Pour notre part, nous avons opté pour la navette à monter avec un pique-nique au lac d’Aubert, et faire la descente à pied jusqu’au parking. En chemin nous avons croisé le groupe des sportifs qui finissait leur ascension. Ils nous ont mis en garde sur la difficulté du parcours à venir et nous ont conseillé de poursuivre sur la route pour la fin du parcours. Pour les locaux c’était une balade familiale, mais il fallait quand même être croisé avec une chèvre pour gravir les pentes empierrées.

 

LE JEUDI

Valéry, la veille au soir, nous a vendu la journée de cette dernière grande excursion. Je vais tenter de vous relater ses dires en résumant un peut tellement il était bavard : "découverte de la vallée du Rioumajou, superbe vallée ombragée, un incontournable. Puis nous allons passer le col du Pla où il n’y a rien voir !!! et enfin terminer par le col d'Aulon »

Après cette déclaration remarquable, nous étions pressés de découvrir notre deuxième étape !

Comme prévu nous avons commencé par la découverte de la vallée du Rioumajou (1380 m).

Les jolies colonies de vacances avec ALO

Cette vallée est impressionnante par sa végétation, le peuplement forestier est remarquable. Le torrent qui court en parallèle de la route d'accès doit faire le bonheur des pêcheurs de truite. C'est au bord de celui-ci que nous avons pique-niqué. On peut poursuivre en randonnée jusqu'à un ancien hospice transformé en gite et il est possible de la faire à dos d'âne !

Les jolies colonies de vacances avec ALO
Les jolies colonies de vacances avec ALO
Les jolies colonies de vacances avec ALO
Les jolies colonies de vacances avec ALO
Pour faire rentrer ce fauteuil dans un coffre de VX 220 il suffit de le dégonfler !

Pour faire rentrer ce fauteuil dans un coffre de VX 220 il suffit de le dégonfler !

Puis départ pour notre deuxième étape, le col « plat » où il n’y a rien à voir. Le train de voitures s’élance derrière Valéry, notre guide, et nous commençons l’ascension du col du Pla. Après une petite hésitation nous bifurquons à droite et après plusieurs lacets et épingles, nous sommes arrêtés par une marmotte qui faisait du stop. Un stationnement s’offre à nous et nous en profitons pour admirer la faune et la flore.

Les jolies colonies de vacances avec ALO

Après cette petite pause nous reprenons notre montée jusqu’au parking situé au sommet. Des personnes surprises par notre arrivée nous refoulent, faute de place de stationnement. Oups, on s'est trompé de col on était au plus haut col de Pyrénées, celui du Portet, à 2215 m d'altitude. Nous nous sommes présentés au début de la montée après 15h00. Bien nous en a pris car l'été l'accès est fermé de 8h00 à 15h00. On bénéficie d'un vaste panorama sur le parc national des Pyrénées.

Les jolies colonies de vacances avec ALO

Départ ensuite pour la dernière étape du jour, après un roulage vers le dernier col, nous avons été informés qu'il s'agissait d'un col de montagne pédestre non accessible en voiture. Au vu de l’heure tardive nous sommes rentrés au camping.

LE VENDREDI

Nous souhaitions terminer notre séjour par un repas dans un restaurant proposant une cuisine de terroir. Or deux jours avant, sur le chemin de retour de balade, Pascal n'a pu résister à l'appel d'une crêperie en bordure de route, au hameau de Fabian, du côté d'Aragnouet. Les crêpes étaient identiques à celles que l'on fait à la maison et aussi bonnes. Manifestement les crêpes pyrénéennes peuvent rivaliser avec les (bonnes) crêpes bretonnes, notre égo dû-t-il en pâtir. Impressionné par ce savoir-faire, Pascal a demandé à la patronne si elle pouvait nous recommander un restaurant correspondant à nos souhaits.

C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés Chez Lulu à Sailhan la veille de notre départ. Le cahier des charges a été respecté et nous avons tous apprécié ce déjeuner typique au rapport qualité/prix excellent dans un cadre agréable.

Les jolies colonies de vacances avec ALO

L'après-midi a été consacré à la préparation du départ du samedi et l'occasion de faire un premier bilan de la semaine passée. Sur tous les plans on a ressenti une très grande satisfaction. L'hébergement s'est fait dans des mobil-homes bien équipés et confortables. L'équipe du camping est très aimable et serviable avec un patron motivé de nous faire découvrir sa région. Le cadre est joli et calme.

Camping Saint Lary Soulan 65 hautes Pyrénées | LE RUISSEAU (camping-aure-pyrenees.com)

LE PAYS

Les paysages se suivent et ne se ressemblent pas, alternant entre les forêts, les pâturages et la roche, avec des vallées parfois très ouvertes sur de vastes panoramas.

Les jolies colonies de vacances avec ALO

Les routes semblent souvent avoir été créées pour les Lotus. Certaines portions avec une bonne visibilité ont donné lieu à des "arsouilles" débridées sans toutefois dépasser 80 km/h, car si les radars sont rares en haute montagne, les lignes droites sont courtes ! Lorsque l'on aborde des enchaînements au profil ondulant avec des changements d'assiettes rapides, on apprécie d'avoir des amortisseurs qui encaissent compressions et détentes au même rythme, quitte à sacrifier (un peu) le confort. Nos passagers(ères) qui supportent ce traitement méritent notre reconnaissance !La plupart du temps l'exiguïté et l'ignorance de ce qui pouvait se trouver en face au détour d'un virage nécessitait la plus grande circonspection. Pascal se souviendra longtemps de la fois où pour croiser un véhicule, il a dû mettre la moitié d'un pneu arrière au-dessus du vide. Faut dire que la bête a le popotin plutôt large.

Les jolies colonies de vacances avec ALO

Bien sûr nous n'avons pas tout exploré en si peu de temps. Le cirque de Gavarnie, notamment, a été zappé au profit d'autres visites dignes d'intérêt car il nous aurait conduits à reprendre des routes et des paysages connus sans compter un long détour.

Ce n'est pas le sujet d'un blog consacré aux Lotus mais j'ai pu apprécier l'allonge moteur de la MX-5 184 en relance ainsi que la motricité en sortie d'épingle grâce au différentiel à glissement limité. Des qualités appréciables quand il s'agit de suivre des Lotus parfois "déchaînées".

Julien, qui nous a accompagnés avec son frère Nicolas et cinéaste talentueux a réalisé une vidéo qui résume bien l'essentiel de ce que nous avons vécu lors de ce road-trip. Vous trouverez le lien  ad-hoc à la fin de l'article. Je vous en recommande le visionnage.

LE CLIMAT

Le même scénario s'est répété tous les jours selon le même schéma. Les matinées étaient très ensoleillées. Dans l'après-midi des cumulus s'accumulaient progressivement puis formaient par endroits des cumulonimbus arrêtés par les hauts sommets.

Les jolies colonies de vacances avec ALO

Si bien que le soir il pouvait y avoir un orage ici ou là, c'était un peu la loterie. En ce qui nous concerne nous n'avons eu à subir qu'un seul orage, au-dessus du camping. Un fait exprès, c'était le soir d'un barbecue collectif du groupe. Fort heureusement la pluie, drue, est tombée à une heure avancée sur la fin du repas et nous avions à disposition un chapiteau-refuge mis à disposition par le camping. Seules les brochettes d'un retardataire ont été copieusement rincées…

L'AMBIANCE

Nous partageons tous les mêmes centres d'intérêt et nous connaissons pour la plupart depuis longtemps. Normalement cela devait marcher et ça a fonctionné à la perfection. Valéry nous avait rappelé une règle de base dès le début : chacun est libre de participer ou pas à des activités définies au jour le jour d'une façon collégiale. L'absence de réelle contrainte apporte une réelle sérénité pour chacun. Ah si ! Le partage d'un mobil-home nécessite un minimum d'affinités entre les individus et la mise en commun des règles élémentaires de savoir vivre. Du côté de notre couple nous savions que cela allait bien se passer. Avec Pascal et Elodie le courant passe. Même si Pascal et moi, comment dire, nous nous détestons depuis toujours très amicalement, chacun aimant charrier l'autre. L'occasion d'entretenir ce type d'humour était trop belle pour ne pas la rater. L'humour a d'ailleurs été le dénominateur commun à tout le groupe comme c'est le cas pour toutes les sorties ALO.

Ce n'est qu'un au revoir. Air connu…

Ce n'est qu'un au revoir. Air connu…

ET SI C'ETAIT A REFAIRE ?

Sur le sujet il n'y a pas débat… Un grand merci à tous les participants

Texte : JPB & PK

Crédit photos : tout le monde

La superbe vidéo de Julien :

https://www.youtube.com/watch?v=8wW4vnTz7SA

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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 18:45

Rappelons les ingrédients principaux constituant une sortie de week-end avec l'Amicale des Lotussiens de l'Ouest. Il y a deux organisateurs, des frères très complices qui s'occupent de tout. Ils définissent les lieux à visiter, les routes à emprunter, si possible sinueuses à souhait pour valoriser au mieux l'agilité extraordinaire des autos. Pour la logistique c'est pareil, avec réservation de la restauration, du couchage, des visites programmées. Le prix est défini à l'avance, il n'y a à priori pas de surprise et chacun peut partir serein avec le sentiment de n'avoir qu'à suivre gentiment le mouvement.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

Et bien non ! Avec les "Fréros" la vie ne peut être un  long fleuve tranquille. Si bien qu'un fil rouge est créé pour chaque sortie, qui sollicite la sagacité des participants, les conduisant à des recherches incessantes dans leur mémoire, sur les moteurs de recherche, à une concentration et une attention de tous les instants pour repérer les indices pouvant figurer dans les documents remis au départ ou rencontrés en cours de route. Et dans ce domaine, les deux frères font preuve d'une imagination rare pour brouiller les pistes, plonger chacun dans le doute et la perplexité, et à chaque sortie, leur malice, voire une certaine perversité, monte d'un cran. Plus les expériences passées nous font à priori progresser, plus leurs plans sont machiavéliques et ils ont toujours un coup d'avance.

 

Les participants étant bien supérieurs en nombre, ils pourraient se rebeller, l'union faisant la force. Mais les frangins ont trouvé la parade : diviser pour régner. Nous sommes donc répartis en trois groupes avec comme challenge d'être le meilleur groupe de l'assemblée. En  réalité, les groupes ne sont jamais constitués par affinité naturelle liée au confort de l'habitude mais désignés par les organisateurs et jamais les mêmes, afin que chacun puisse mieux connaître et apprécier tous les participants à la sortie. A chaque fois, tout le monde se félicite de la bonne ambiance qui règne tout au long du week-end et espère avoir la possibilité de participer à la prochaine virée.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

Donc cette fois, nous nous sommes retrouvés à 14 voitures le samedi matin, au Café "Le Central" à Bonchamps Les Laval pour visiter la Mayenne. Beaucoup de Lotus bien sûr, mais également une Corvette, une MX-5 (des ex-Lotus repentis !) et une 911, celle du régional de l'étape. J'avais personnellement un préjugé sur un département connu pour avoir des routes rectilignes et un intérêt touristique pas évident. Mais l'autre à priori était que les "Fréros" dénichent toujours des parcours intéressants tant pour la conduite que pour de belles découvertes.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

Cette fois-ci pas de rébus à décoder avant de pouvoir partir mais un départ en groupe derrière une voiture pilote. Nous sommes arrivés en milieu de matinée aux Grottes calcaires de Saulges, vieilles de plusieurs centaines de millions d'années. La vallée du lieu renferme 22 grottes connues dont une des plus importantes cavités est la grotte de Rochefort en bordure de l'Erve, et qui a longtemps servi d'habitat saisonnier pour l'homme préhistorique alors que la plupart servaient principalement de sanctuaire. La cavité habitable est complétée d'un gouffre dans lequel on descend pour admirer les concrétions calcaires aux formes souvent insolites.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
le site se prête bien à l'initiation à l'escalade

le site se prête bien à l'initiation à l'escalade

A la sortie, il faut consacrer du temps au musée de la préhistoire du site, riche de tout ce que les fouilles importantes réalisées sur place permettent de présenter avec toutes sortes de silex, ossements multiples, outils et même parures, l'homo sapiens pouvant se monter coquet ! C'est très bien présenté et didactique.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
Pascal et Valéry ? Non ! Néandertal et homo sapiens…

Pascal et Valéry ? Non ! Néandertal et homo sapiens…

C'est en repartant que les choses se sont compliquées car, avec le road-book virtuel Google Maps, de nombreux documents papier nous ont été remis. Et parfois l'abondance de bien nuit ou comment trop d'information tue l'information. On y  a trouvé une description sommaire du département, puis une présentation détaillée de la chouannerie et des nombreux personnages qui se sont illustrés à cette occasion. Sur le dernier feuillet il nous était demandé de trouver l'identité d'une personne mystère. Au vu de ce qui précédait on pouvait imaginer qu'il s'agissait d'un célèbre mayennais ou mayennaise.

 

Mais avant de partir à la chasse aux indices, nous nous sommes dirigés vers le Nord par les petites routes, jusqu'à Saint Suzanne, pour venir nous garer dans la cour du château. Du haut des remparts on a une belle vue alentour alors que la cité médiévale peut revendiquer le titre de "Petite Cité de Caractère" ainsi que celui de l'un des "Plus Beaux Villages de France".

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

C'est à l'hôtel-restaurant "Beauséjour" que nous avons déjeuné où une salle dédiée nous avait été réservée. A table les conversations allaient déjà bon train sur l'énigme à résoudre.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

A notre retour dans le parc du château nous avons eu à rechercher des indices. Là encore un texte abondant nous décrivait la cité et sa région, son histoire, sa toponymie. Il y avait également une énigme à résoudre avec un texte un peu bizarre. Et certaines tournures de phrases incongrues allaient aussi se trouver dans d'autres documents. Mais tout le monde ne peut revendiquer un talent littéraire et ce n'était pas le moment de chicaner. Déjà qu'il fallait trouver un nombre au-dessus de nos têtes en étant assis dans un poste de garde vierge de toute inscription au plafond. En fait par au-dessus il fallait comprendre à l'étage au-dessus. En ajoutant ce nombre à d'autres disséminés dans les textes précédents on apprenait… Pas grand-chose !...

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

Mais avant de quitter Sainte Suzanne chaque groupe a dû faire appel à ses capacités de cohésion et de coordination en remplissant un récipient avec de l'eau selon un procédé original. L'épreuve était précédée d'un tirage au sort qui définissait la difficulté de l'exercice. Le tirage étant manifestement truqué  n'a pas manqué de provoquer des remarques désobligeantes. Aussitôt l'organisateur nous a démontré qu'il n'avait pas triché, grâce à un autre trucage ! Malgré nos protestations nous avons, comme tous les autres, été pénalisés pour durcir l'épreuve. Une démonstration, parmi d'autres, de l'esprit machiavélique du grand frère, peu temporisé par son complice de cadet.

 

Nous avons quitté Sainte Suzanne pour un assez long parcours sur une route très sinueuse avant de faire une petite pause en bordure du plan d'eau de Saint Paul Le Gaultier.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

Puis par des routes toujours aussi sinueuses nous nous sommes rapprochés des Alpes Mancelles pour faire un arrêt prolongé dans un autre des "Plus Beaux Villages de France", à Saint Géneri le Gérei. Nous avons pu déambuler dans les rues pittoresques du village, très touristique. Au 19ème siècle il attira de nombreux peintres, parmi lesquels Paul Saïn dont on nous avait communiqué la photo du buste qui lui rend hommage et installé au cœur du village.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

Le document en notre possession donnait des explications tarabiscotées sur la technique de moulage utilisée par le fondeur. C'était probablement recopié à partir d'un texte rédigé par une personne ne connaissant rien à la technique. L'essentiel était de trouver le nombre d'années que l'artiste avait passé dans le village, soit 25 ans. Avec un tel indice on était bien avancé…

les parkings étaient saturés et la dame au milieu se demande comment elle va faire pour repartir...

les parkings étaient saturés et la dame au milieu se demande comment elle va faire pour repartir...

C'était le moment d'entamer le plus long trajet de la journée pour rejoindre Mayenne et notre hébergement pour la soirée et la nuit. Ce fut une belle surprise de découvrir que nous étions attendus par le "Best Hotel", dans la ZA de l'huilerie. Cet hôtel 3 * propose des chambres spacieuses et très bien équipées. Le quartier est calme et le parking est sécurisé.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

Avant de nous installer dans la salle de restaurant intégrée à l'établissement, les organisateurs ont profité du pot pris en terrasse pour remettre à chaque groupe une enveloppe contenant des pièces de puzzle. Les meilleurs à l'épreuve du "verre lent" de Sainte Suzanne ont eu droit à 12 pièces alors que le deuxième groupe n'en avait que 8 et les derniers devaient se contenter de seulement 4. Sauf que nous sommes rendus compte que les 3 enveloppes contenaient toutes le même puzzle complet. Quand on vous dit que les "fréros" sont retors… La reconstitution des bouts de papier aboutissait à un portrait digne de ce que faisaient les adeptes du cubisme au début du 20ème siècle. Tout le monde savait déjà à ce stade que le personnage mystère était un homme pour certains, et pas une femme pour d'autres (sic) ! La moustache du personnage confirmait l'information.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

Tout le monde allait de ses élucubrations souvent tournées vers une célébrité du département, mais sans succès. L'appétit n'en a pas été coupé pour autant et ce que tout le monde apprécie c'est de ne pas avoir à reprendre les voitures pour aller diner. On peut ainsi se lâcher un peu plus… Après ce bon repas ça continuait de phosphorer dur et les smartphones étaient très sollicités pour continuer les recherches d'informations sur Internet.

 

Après une très bonne nuit et un petit-déjeuner buffet réconfortant, nous n'avons pas eu grand chemin à faire pour nous arrêter le long des rives de la Mayenne pour embarquer sur le bateau-promenade La Maduana.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !
A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

Nous avons pu découvrir une rivière à deux visages. Une partie est canalisée et présente des berges aménagées pour le trafic fluvial et le déchargement des marchandises. L'autre partie est beaucoup plus sauvage avec une végétation exubérante très bucolique. Notre jeune guide nous a donné beaucoup d'informations au cours de cette mini croisière. Nous avons également passé à deux reprises une écluse  dont la manœuvre est toujours distrayante. Aussi bien à la montée qu'à la descente du bateau, Pascal, le plus "sadique" (voir photos), nous a présenté la photo d'une sorte de convecteur électrique (d'autres y ont vu une portée de musique…) assortie du nombre 72. Du grand n'importe quoi.

Attention à ne pas faire peur aux enfants !
Attention à ne pas faire peur aux enfants !
Attention à ne pas faire peur aux enfants !

Attention à ne pas faire peur aux enfants !

Le reste de la matinée a été essentiellement consacré à nous diriger vers le Sud-Est en faisant une boucle par Martigné sur Mayenne pour arriver à l'Hôtel-Brasserie "La Gare" d'Evron. Nous étions manifestement très attendus. L'accueil a été très familial et Pascal était d'évidence en pays de connaissance. C'est au cours du repas très animé et apprécié que nous avons appris que pour un des participants, tout s'était soudainement éclairé et enchaîné dans sa réflexion. Les charabias malencontreux balancés au cœur des textes tels que châssis, monocoque, effet de sol, les indices chiffrés 25, 72 ou encore 79 prenaient sens. Tout ça c'est symptomatique de Lotus, Avec la première monocoque type 25 de Jim Clark, la 72 avec 2 pilotes champions du monde et 3 titres constructeur, la 79 à effet de sol. Il manquait le 49 parce que sans doute trop signifiant mais Il n'y avait plus de doute, le personnage mystère était Colin Chapman, le père des Lotus. Et nous avons appris que la Lotus Esprit qui figurait sur notre plaque de rallye, éditée pour l'occasion, était la voiture personnelle du patron.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

Après le repas, alors que les orages annoncés depuis la veille étaient aux abonnés absents, Valéry était tout fier de nous annoncer que la réputation des sorties ALO souvent perturbées par la pluie était injustifiée. D'ailleurs tous ceux qui en avaient la possibilité ont décapoté les autos pour profiter encore du soleil généreux depuis le samedi matin. Et nous sommes partis pour effectuer une grande boucle qui devait nous amener au terme de cette balade, avec la visite d'un moulin. Mais alors que nous n'étions plus loin du but, de gros nuages noirs se profilaient à l'horizon. Certains d'entre nous ont profité d'une traversée de village pour recapoter par prudence alors que d'autres étaient dans le déni ou pensaient conjurer les mauvais augures.

A la découverte de la Mayenne avec les "Fréros". Ils ont soufflé le chaud et… la grêle !

Au moment où nous traversons La Bazouge de Chéméré, dans une forte descente, patatras ! Une puissante saucée de pluie nous tombe dessus. Panique à bord pour ceux restés décapotés, puis s'enchaîne une violente averse de grêle. Là ça craint vraiment. Les impacts de la mitraille crépitent sur le pare-brise et la carrosserie. Il est impossible d'avancer car la visibilité est nulle. Nous sommes bloqués et n'en menons pas large. Ne sachant pas ce qu'il y a plus loin, et encore faudrait-il  voir où on met les roues, Pascal décide de faire demi-tour. La manœuvre est périlleuse, sur cette route si étroite avec le risque de mettre une roue dans un fossé ou bien se faire emplafonner par un véhicule venant en face, mais on n'a guère le choix. Nous remontons la pente traversée par des torrents de pluie et sur des billes de glace pour nous arrêter en haut du village et attendre que ça se calme. Pascal suggère d'arrêter la balade à ce niveau. Tant pis, la dernière visite tombe ALO, pardon, à l'eau. Mais c'est plus sage. Et le plus important est qu'il n'y a pas de bobos aussi bien pour le matériel que pour les personnes.

Au moment de se disperser pour rejoindre nos domiciles tout le monde exprime sa satisfaction d'avoir participé.

le seul petit tracas de la journée. Une Porsche serait-elle moins fiable qu'une Lotus ?...

le seul petit tracas de la journée. Une Porsche serait-elle moins fiable qu'une Lotus ?...

Au prix d'un investissement personnel énorme, Pascal et Valéry nous proposent autre chose qu'un simple balade où chacun, tel un mouton, se laisserait passivement guider en troupeau. Avec eux nous sommes tous impliqués et acteurs du week-end dans une ambiance joyeuse. Qui aime bien châtie bien et les "fréros" aiment nous titiller car les "G.O." aiment aussi prendre leur part de plaisir. Et tous les participants jouent le jeu tout en affichant un sens critique juste pour rentrer dans le jeu de rôle des gentils contre les méchants qui ne le sont pas.

Il est à noter que ce duo d'organisateurs ne peut fonctionner que si l'ensemble de la famille adhère au système, ce qui est heureusement le cas pour eux, et pour nous! Et pour terminer, la prise de conscience pour la prochaine fois : choisir un sujet moins machiste, pour changer. Ce serait un choix apprécié par nos accompagnatrices.

Tout le monde est d'accord, on attend la prochaine sortie.

Crédit photos : les participants

Et la vidéo de Julien : La balade des Frérots 2022 - YouTube

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15 mars 2022 2 15 /03 /mars /2022 18:01

Les amateurs d'automobile sportive ont répondu récemment à l'invitation du distributeur  Lotus de la région rennaise pour  découvrir un tout nouveau modèle : l'Emira.

Cette super sportive a l'ambition de remplacer toute l'ancienne gamme en proposant différentes versions à partir d'une même base.

L'exemplaire qu'il nous a été donné d'admirer est en fait une maquette qui est composée de tous les éléments réels du futur modèle, hormis le moteur !

La motorisation de l'Emira se déclinera en 2 versions bien distinctes. Dès le printemps elle sera proposée avec un V6 Toyota de 400 chevaux associé à une boite manuelle ou automatique. Puis à l'automne, il sera possible de l'avoir avec un 4 cylindres Mercedes AMG de 2 L développant 360 chevaux, avec une boite qui devrait être à double embrayage.

La nouvelle Lotus Emira nous a été présentée chez CLG Motors

La "first Edition" sera suréquipée et livrée de série avec 4 packs qui seront optionnels par la suite.

Lotus propose également de livrer l'auto avec une suspension "Tour" privilégiant l'usage routier et chaussée de Goodyear Eagle F1, ou bien une suspension "Sport" plus destinée au circuit avec des pneus Michelin Pilot Sport Cup 2. Les jantes ont un diamètre de 20 pouces !

La nouvelle Lotus Emira nous a été présentée chez CLG Motors

Mais ce qui intéresse en premier lieu le public c'est l'esthétique du bolide. A notre arrivée la belle était cachée sous une toile multicolore qui s'est progressivement retirée pour découvrir des formes nouvelles, même si certains y voient une évocation de la supercar électrique Evija, alors que d'autres lui trouvent un air de famille avec la Ferrari F8 Tributo ou encore la nouvelle Maserati MC 20. Bon, disons qu'elle a un physique disruptif pour reprendre un mot à la mode mais retenons surtout que l'assemblée était d'accord pour la trouver jolie et réussie.

La nouvelle Lotus Emira nous a été présentée chez CLG Motors

Et si l'on remarque un museau échancré avec 3 grandes entrées d'air, l'aérodynamique globale a été traitée sans appendices plus ou moins disgracieux. Elle a pourtant fait l'objet d'une étude très poussée comme les ouïes sur le capot avant. Le flux d'air qui en sort apporte un appui appréciable tout en courant ensuite le long des flancs. De même les écopes situées devant les roues arrières sont en partie dirigées vers l'alimentation du moteur et le refroidissement du compartiment mais d'autre part vers les freins. A l'arrière, des ouvertures permettent de "débourrer" l'air du passage de roue.

La nouvelle Lotus Emira nous a été présentée chez CLG Motors
La nouvelle Lotus Emira nous a été présentée chez CLG Motors
La nouvelle Lotus Emira nous a été présentée chez CLG Motors

Le châssis reprend la fameuse technique des panneaux d'alu collés en nid d'abeille mais les seuils de porte sont beaucoup plus bas que les générations précédentes et l'accès à bord grandement facilité.

La nouvelle Lotus Emira nous a été présentée chez CLG Motors

Comme il était possible d'accéder à l'habitacle il est aisé de constater que l'Emira a fait un bond en avant tant en ce qui concerne la qualité de finition que la richesse d'équipements. Le tableau de bord est bien sûr numérique et l'écran multifonction tactile alors que le volant à méplat regroupe plusieurs fonctions. La capacité en bagages est appréciable avec un  volume disponible d'environ 200 l derrière les sièges plus 150 l derrière le moteur. Il y a également de nombreux rangements divers dans l'habitacle.

La nouvelle Lotus Emira nous a été présentée chez CLG Motors

Avant de conclure cette brève prise de contact citons quelques chiffres pour préciser les idées. L'auto parait plus volumineuse que la génération d'avant qui avait pourtant grandi au fil des versions. L'Emira mesure 4,41 m pour 1,90 de large et 1,23 m de haut. Le poids est annoncé de l'ordre de 1400 kg mais les constructeurs ont souvent tendance à entretenir un flou artistique entre le poids à sec, celui à vide ou tous pleins faits.

La nouvelle Lotus Emira nous a été présentée chez CLG Motors

Ce n'est plus du poids plume cher au créateur de la marque mais le rapport poids/puissance devrait permettre d'obtenir un 0 à 100 km/h de l'ordre de 4,2 s et une vitesse de pointe "conceptuelle" de 290 km/h.

La nouvelle Lotus Emira nous a été présentée chez CLG Motors

Il reste à savoir quel sera son comportement dynamique au volant mais gageons qu'elle saura garder le touché de route exceptionnel des Lotus.

Un dernier point à aborder pour conclure cette présentation sommaire, celui qui fâche le plus souvent. Il s'agit du prix. Selon les versions il devrait tourner autour de 100.000€, auquel il faudra rajouter ce foutu malus.

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 18:04

Lorsque j'ai appris que deux de mes connaissances allaient participer à une journée de roulage sur le circuit de Lohéac, je me suis dit qu'il serait intéressant d'aller voir tourner leurs autos. Et comme on ne sait jamais, j'ai emporté un casque, au cas où…

Bien m'en a pris. A peine arrivé en début d'après-midi, je rencontre Vincent auprès de son Exige Sport 420, que j'ai eu le plaisir de présenter récemment dans le blog. Je ne sais si l'envie se lisait sur mon visage, mais il m'a proposé de suite d'aller faire un tour avec lui.

Le temps de récupérer mon casque et me voilà engoncé dans le baquet de droite. Il est équipé de deux types de ceintures, la classique diagonale et un harnais 4 points à déverrouillage rapide. Sur circuit ce dernier s'impose évidemment même s'il faut régler chaque brin pour un ajustement optimum.

En mode BlaBlaCar sur le circuit de Lohéac

Mon pilote me rappelle qu'on est dans une Lotus, et je dois donc prendre garde à ne pas le gêner au niveau des coudes. Sur toutes les Exige/Elise, le siège conducteur est légèrement recentré vers le milieu de l'auto, si bien qu'avec les larges pontons on se retrouve très proche l'un de l'autre. Encore un détail motivé par la recherche de l'efficacité globale.

Dès le démarrage du moteur l'habitacle est enveloppé d'un grondement très sympathique et qui suggère qu'il y  a du monde dans le dos. Vincent s'élance sans forcer, le temps de chauffer la mécanique et les pneus semi-slicks. La matinée a été très humide et la piste sèche doucement tout en gardant un niveau de température très bas.

l'inertie du déclencheur du smartphone ne facilite pas une bonne prise de vue

l'inertie du déclencheur du smartphone ne facilite pas une bonne prise de vue

Et puis les chevaux sont lâchés. Il fallait s'y attendre venant d'une pistarde née, ça pousse très fort, et sur une large plage de régime si bien qu'on peut qualifier ça de violent. Les liaisons entre virages se rétrécissent, à peine sortie de l'un il faut se préparer pour le suivant. Il est facile d'imaginer que sur route ouverte on puisse être vite débordé par un rythme trop soutenu. Evidemment le freinage est à la hauteur et le grip latéral justifie l'utilisation de harnais bien serrés.

En mode BlaBlaCar sur le circuit de Lohéac

Vincent est un bon pilote expérimenté et considérait cette première sortie sur piste comme une prise en main de l'auto. Il pense qu'avec une meilleure connaissance de l'auto et des conditions de piste plus favorables il y a beaucoup de secondes à gagner. Néanmoins c'était déjà très rapide dans un style très propre, si bien que le passager apprécie le spectacle avec un sentiment de sécurité totale.

En mode BlaBlaCar sur le circuit de Lohéac

Et puis Hubert m'a proposé de monter dans sa Mitjet 2L.

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une authentique voiture de course, conçue pour être à la fois efficace, ludique et d'un coût raisonnable.

Dans un châssis tubulaire, un moteur de Clio Cup  2 litres de 235 chevaux est placé en position centrale avant. Il est relié à un pont rigide via une boite séquentielle Sadev à 6 vitesses. La carrosserie est en fibre et adopte un look qui évoque des marques à forte image, comme Audi pour l'auto d'Hubert. Le poids de l'ensemble limité à environ 800 kg laisse augurer une bonne agilité. L'accès à bord n'est pas très aisé car il faut enjamber des bas de caisses pas si bas que ça et s'insinuer à travers l'arceau cage. La place pour les jambes est comptée mais on est bien calé dans le baquet et sanglé serré par un harnais. Dans cette auto aussi, ce n'est pas la place du passager qui est privilégiée mais bien celle du pilote. L'aménagement intérieur parait rustique mais très fonctionnel.

En mode BlaBlaCar sur le circuit de Lohéac

Hubert a l'expérience de la Formule France deuxième période (celle à moteur Hayabusa) et de la barquette Funyo. Il est donc très à l'aise dans une Mitjet et cela se voit. Le pilotage est précis, les montées des rapports à la volée très rapides et les freinages très efficaces, aidés par un faible poids à ralentir. Hubert ménage la mécanique en débrayant à chaque descente de rapport.

Là encore, on est un spectateur privilégié pour apprécier l'efficacité du pilotage en toute confiance.

En mode BlaBlaCar sur le circuit de Lohéac

Deux caractéristiques  particulières m'ont amusé et étonné. Tout d'abord l'absence de différentiel rend l'auto très paresseuse dans les manœuvres de parking avec les pneus qui ripent sur le bitume. Et ensuite, le bruit du moteur est très présent dans l'habitable au cloisonnement partiel, alors que de l'extérieur l'auto passe devant les spectateurs en totale discrétion.

Je renouvelle mes remerciements à Vincent et Hubert pour ces instants très excitants et appréciés

JP

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 14:13

En matière d'automobile, le terme collector s'applique avant tout à un véhicule ancien, aux caractéristiques souvent singulières et devenu de plus en plus rare au fil du temps. Pour la marque Lotus, l'Elise S1 en est je pense un bon exemple et sa côte s'en ressent.

Depuis quelque temps, ce qualificatif est également repris pour toutes les super cars et hyper cars que des constructeurs prestigieux produisent à quelques exemplaires voir en modèle unique. Ces autos sont en général toutes vendues avant que leur production n'ait commencé, suscitant le plus souvent l'intérêt de spéculateurs en général millionnaires, voire milliardaires.

Vincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final Edition
Vincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final Edition

L'Exige est quant à elle une Super sportive qui ne se conduit pas mais se pilote. Elle a beaucoup évolué depuis ses débuts en 4 cylindres mais a toujours gardé ses gènes Lotus authentiques. On peut déjà considérer la Sport 420 Final Edition comme un collector puisque cette version apparue en 2021 en remplacement de la 410 aura été produite en petite quantité avant de disparaître du catalogue comme l'ensemble de la gamme.

Vincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final Edition

Bien sûr, il y aura bientôt l'Emira, dernier modèle thermique avant que Lotus ne passe au tout électrique. Mais, pour une puissance assez voisine en V6, l'auto sera plus longue d'une bonne trentaine de centimètres, plus large et plus lourde de près de 300 kilos. Ce sera donc une GT façon Evora et non une pistarde homologuée pour la route. A noter que la recherche à limiter le poids a conduit à l'adoption d'une batterie lithium-ion.

Vincent connait bien l'Exige qu'il a d'abord appréciée avec une Sport 350 avec laquelle il pratiquait du roulage sur circuit. Il faut croire qu'il en avait fait le tour puisqu'il s'est décidé à passer à une auto nettement plus radicale : la Sport 420.

Elle se rapproche encore plus d'une voiture de course avec son grand aileron en carbone, matériau qui se retrouve pour de nombreux éléments de carrosserie, comme les capots, la lame avant et même le hard-top, une option retenue par le propriétaire, accentuant l'aspect compétition de l'ensemble.

Le carbone est omniprésent pour de nombreux composants

Le carbone est omniprésent pour de nombreux composants

un clin d'œil au passé: le rétroviseur est toujours celui de la Rover Metro !

un clin d'œil au passé: le rétroviseur est toujours celui de la Rover Metro !

La face avant, très échancrée avec 3 grosses entrées anguleuses, accentue l'effet "gloutonne avaleuse de bitume".

Vincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final Edition

Son profil aérodynamique génère autant d'appui à 160 km/h  que le modèle 350 à 274 km/h.

Vincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final Edition
Vincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final Edition

Si Vincent est arrivé sur le tard lors du rassemblement PAPA 35 de février, son auto a rapidement capté l'attention et la curiosité des visiteurs encore présents sur le site.

Vincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final EditionVincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final Edition

Par rapport au modèle initial S1 l'auto a bien changé. Elle s'est allongée de 36 cm, s'est élargie de 10 cm et a pris plus de 300 kg de surpoids. Mais côté moteur le V6 de 3,5 L développe 426 ch (soit 420 BHP, les anglais ne faisant rien comme tout le monde…) et la courbe de couple assez plate. Le rapport poids/puissance est de 2,6 kg/ch et le compresseur n'a pas de temps de réponse si bien que ça pousse très fort à la moindre sollicitation du pied droit. Le 0 à 100 km/h est effacé en 3,4 s et la vitesse maximale théorique est de 290 km/h.

pour avoir le capot de compresseur en rouge, il faut acheter le 430; ça fait cher la bombe de peinture…

pour avoir le capot de compresseur en rouge, il faut acheter le 430; ça fait cher la bombe de peinture…

Pour passer la puissance sur la route on peut compter sur les Michelin Pilot Sport Cup 2 en 285 mm à l'arrière alors que l'avant est guidé par des 215 mm. Le tout est monté sur des jantes forgées à 10 rayons de 18 et 17 pouces. Pour arrêter l'auto des disques forgés AP Racing de 350 et 332 mm sont pincés par 4 pistons. Ces disques sont en deux pièces et présentent des rainures particulières à crochets en J. Ces caractéristiques sont destinées à améliorer la dissipation de chaleur et l'évacuation des débris pour un freinage encore plus efficace et endurant.

Vincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final Edition

Côté suspension, on retrouve l'architecture triangulée classique avec cette fois des amortisseurs haute performance Nitron à 3 voies réglables (manipulation délicate si on n'est pas expert). Les barres anti-roulis sont également réglables.

Les 2 amortisseurs Nitron avant, placés près du pare-brise, sont aisément réglablesLes 2 amortisseurs Nitron avant, placés près du pare-brise, sont aisément réglables

Les 2 amortisseurs Nitron avant, placés près du pare-brise, sont aisément réglables

L'habitacle est toujours aussi étroit de par la conception en baignoire alu aux larges pontons. Son aménagement est sobre, dépourvu de fioritures superflues étant donné la vocation de l'auto.  On ne peut manquer la commande de boite à tringlerie apparente qui est non seulement esthétique mais qui permet une sélection précise des 6 vitesses. Le volant présente un méplat dans sa partie inférieure.

Vincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final Edition
Vincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final Edition

Ce qui est moins apparent c'est le tableau de bord numérique, de marque AIM, et qui donne non seulement toutes les indications habituelles mais permet aussi l'acquisition de données lors de tracks days sur les circuits. Ces informations sont stockables et peuvent être transférées sur ordinateur pour une analyse détaillée et statistique de la séance.

Vincent est venu nous présenter un collector neuf ! L'Exige Sport 420 Final Edition

D'après notre interlocuteur, la grande différence de prix avec la version Cup 430 ne valait pas la peine d'opter pour cette version ultime.

Vincent n'a pas encore eu l'occasion de tester sa voiture sur circuit. Sur route ouverte il a constaté qu'il fallait faire preuve de circonspection car l'auto réagit instantanément aux accélérations si bien que les virages ont tendance à sauter au visage. Le défilement de la route se fait en accéléré au risque d'être rapidement dépassé par les évènements. Ces propos venant d'un pilote maitrisant le sujet  avec une Sport 350, on peut imaginer que l'on est passé dans une autre catégorie, encore plus radicale, à ne surtout pas mettre entre toutes les mains.

Vincent a hâte d'aller faire un tour de circuit avec son bolide. Pas de doute, ils sont tous les deux faits pour ça !

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9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 17:54

Fin 2011 David nous avait présenté une S1 bleue de 1999 qu'il avait achetée avec l'aide du regretté Philippe Thierry, créateur de ce blog. Après avoir arrêté la compétition automobile, Il s'est félicité de l'achat de cette voiture de course homologuée pour la route.

 

Mais l'arrivée d'une progéniture dans la famille l'a conduit à s'adapter à cette nouvelle situation avec d'autres priorités. Si bien qu'il a revendu l'auto en juin 2013 avec l'espoir d'en racheter une plus tard.

 

Dans l'intervalle, il a eu l'occasion de pratiquer le karting de compétition en 2016 et 2017 avec la coupe de France KFS. Cette catégorie à moteur 100 cc 2 temps est monotype où toute préparation est interdite. C'est donc essentiellement le talent du pilote qui fait la différence. David a eu la satisfaction de se hisser à un excellent niveau sans toutefois pouvoir égaler des pilotes beaucoup plus expérimentés dans cette discipline.

l'Elise de David sous l'œil expert d'un possesseur de 2 Elise, une sport 160 et une Cup 250

l'Elise de David sous l'œil expert d'un possesseur de 2 Elise, une sport 160 et une Cup 250

Et fin 2021, il s'est mis à la recherche d'une Elise. Il y avait un critère de choix incontournable : il voulait une S1, l'Elise pure et dure, celle qui procure les sensations sans filtre, qui ne se compare à aucune autre "routière".

 

David a trouvé plusieurs autos dignes d'intérêt et a finalement porté son choix sur une S1 120 ch MMC de 1997 proposée sur le Bon coin dans la région de Caen. La première version de l'Elise était équipée de disques de freins dits MMC pour " Metal Matrix Composite", mélange composite incluant notamment de la céramique et de l'aluminium. Outre une diminution des masses non suspendues, ils étaient quasi inusables hormis lors d'une utilisation intensive sur circuit. Il se dit aussi que sur le mouillé, le premier coup de frein peut présenter un léger temps de retard. Il suffit de le savoir. Mais Lotus a rapidement abandonné cette technologie au profit des disques acier.

disque de freins MMC

disque de freins MMC

Parmi les critères qui ont orienté David dans le choix de sa voiture il y a bien sûr son bon état général, avec un kilométrage de seulement 41.000 miles, et des détails qui ne sont pas forcément négligeables comme un radiateur alu (pour le refroidissement et la fiabilité), des flexibles aviation (pour l'efficacité), un échappement Janspeed (pour le son…), une alarme supprimée (souvent caractérielle !...).

Bien entretenues les Elise vieillissent bien

Bien entretenues les Elise vieillissent bien

Mais ce qui l'a particulièrement séduit c'est que c'est une RHD. Contrairement à certains propriétaires qui transforment leur Elise en conduite à gauche, David trouve que la conduite avec le volant à droite, à laquelle il s'était habitué avec la précédente, lui apporte la note "so british" de la marque.

Pour David c'est la RHD qu'il préfère…

Pour David c'est la RHD qu'il préfère…

Notre propriétaire envisage de changer les amortisseurs Koni d'origine, mais ne compte pas toucher au circuit de refroidissement dont la conception spécifique aux premiers modèles est incompatible avec l'installation d'un kit PRRT.

Les premières Elise avaient le capot arrière en alu. A noter l'hommage au circuit de Silverstone

Les premières Elise avaient le capot arrière en alu. A noter l'hommage au circuit de Silverstone

L'usage principal de l'auto sera la balade, dans un engin généreux en sensations quelle que soit l'allure adoptée, et occasionnellement du roulage sur circuit.

 

Quand on discute avec David on voit rapidement que c'est un passionné. C'est logique, puisque c'est un lotussien !

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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 14:37

Pour cette sortie automnale, nous n'avions qu'une seule information : le lieu de rendez-vous était fixé dans un bar de Trélazé, le Petit Bouchon, aux portes d'Angers, dès 8 heures du matin. Un point c'est tout.

Les "Frèros" sont malicieux et adorent nous lancer des défis de plus en plus compliqués au fil des années, si bien que l'expérience accumulée au cours des sorties précédentes n'est pas forcément d'une grande utilité dans l'action présente.

Ils nous ont aussi habitués à nous faire découvrir de belles curiosités par des routes et des paysages distrayants.

Si bien que nous abordons souvent ces sorties avec un sentiment mélangé d'appréhension (allons-nous être à la hauteur des défis ?) et d'excitation (quelles nouveautés inattendues nous ont-ils dégotées ?)

Nous nous sommes retrouvés à 21 voitures pour cette nouvelle escapade organisée un peu plus tard que d'habitude dans la saison pour des raisons d'incertitude, état très répandu en ces temps de pandémie. Nous aurions dû compter un équipage supplémentaire. Malheureusement, en se rendant la veille au soir sur place pour éviter un réveil trop matinal, leur véhicule est parti en toupie en pleine ligne droite, sans raison apparente, occasionnant de sévères dégâts à l'auto. Aucune anomalie mécanique n'a été trouvée et la cause la plus probable est à chercher du côté du "verglas d'été", phénomène piégeux lié à de fortes pluies succédant à une période de sécheresse. Les différentes particules grasses accumulées dans l'asphalte remontent à la surface sans être rapidement balayées. Ce risque est peu connu et pourtant réel. Nos pensées ont accompagné nos amis qui vont prochainement pouvoir réparer leur bijou.

Aussitôt le café-croissant avalé, nous avons été répartis en 3 groupes. Et plutôt que de laisser les affinités développées au fil des rencontre précédentes conduire à se regrouper avec toujours les mêmes personnes, ce sont les "Frèros" qui ont distribué la répartition des participants. C'est à l'expérience une excellente idée pour mieux se connaître et s'apprécier.

Avec la distribution des premiers documents de la journée, dont une carte routière, figurait l'inévitable rébus dont la résolution conditionnait l'autorisation de prendre la route. Un bon moyen d'éviter que les équipes ne partent ensemble.

un exemple de rébus lotussien. Celui-ci est pour débutant. Les actuels sont beaucoup plus longs et coriaces à décrypter

un exemple de rébus lotussien. Celui-ci est pour débutant. Les actuels sont beaucoup plus longs et coriaces à décrypter

Nous sommes partis en longeant la Loire, jusqu'à Saint Rémy La Varenne où Valéry nous attendait pour un jeu d'adresse original nécessitant une parfaite coordination des participants. Un bon moyen pour souder le groupe, ou le faire exploser ! Tout le monde a réussi le challenge, ouf !...

Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…

Le parcours a été émaillé de plusieurs haltes, à la recherche d'éléments de réponses aux indices fournis au départ. Il fallait être attentif au paysage en passant parfois d'une rive à l'autre du fleuve.

Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…

Pascal, le grand-frère, était quant à lui posté aux Rosiers sur Loire pour le contrôle des réponses glanées sur le parcours plus des questions inopinées. Il a fallu se remémorer de vielles notions de géométrie pour trouver de nouveaux indices.

En fonction du niveau de satisfaction il était distribué des morceaux de puzzle destinés à nous guider vers la destination de l'après-midi.

Contrôle des résultats et premières pièces du puzzle
Contrôle des résultats et premières pièces du puzzle

Contrôle des résultats et premières pièces du puzzle

Auparavant nous avons repris la route pour nous rendre au restaurant La Clef d'Or à Beaugé en Anjou.  C'est à ce moment que la destination de l'après-midi est devenue une évidence : Le château du Lude, Le château de la Loire le plus au Nord qui en fait domine la Vallée du Loir, en Sarthe.

Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…

Nous avons commencé par une visite détaillée de cet ancien fort médiéval transformé au cours des siècles en un "Logis de plaisance". Il témoigne de l'évolution de l'architecture française depuis le moyen-âge jusqu'au XIXe siècle. Il est habité en permanence et dans la même famille depuis plus de  250 ans ! Parmi les détails remarquables on peut citer aussi bien la décoration intérieure, les cheminées de pierre monumentales, les plafonds aux poutres peintes que les cuisines impressionnantes au sous-sol, encore utilisées pour faires les confitures.

Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…
Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…
Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…
Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…

Mais ce qui allait occuper l'essentiel de l'après-midi, c'est une chasse au trésor dans le parc de 6 hectares, justifiant le label "Jardin remarquable", avec notamment des terrasses sur plusieurs niveaux, une roseraie, un labyrinthe.

Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…
Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…

Les facétieux "Frèros" avaient concocté une série d'indices à trouver ici et là dans le parc qui étaient principalement constitués de calques à superposer pour dénicher le trésor. Ils ont poussé la malice jusqu'à évoquer l'effet miroir d'un plan d'eau. Cela devait conduire à retourner le dernier calque à l'envers pour trouver le trésor qui se trouvait finalement à l'opposé de l'endroit où on le cherchait ! Nos multiples allées et venues infructueuses se faisaient bien sûr sous l'œil goguenard des organisateurs.

Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…
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Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…
Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…

Finalement chaque groupe a pu récupérer son trésor et il était temps car la pluie menaçante depuis un moment s'est mise à tomber généreusement.

Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…

C'est dans ces conditions que nous sommes repartis jusqu'à Sonzay pour passer la soirée et la nuit au Camping l'Arada Parc, pas très loin de Tours. Pour ce qui nous concerne nous avons été hébergés dans un mobil home récent à la disposition inhabituelle puisque l'accès à la pièce principale se fait par un pignon et présente un aménagement agréable. Le repas du soir a été servi sur place, ce qui évite d'avoir à reprendre les véhicules et offre une plus grande liberté sur tous les plans… Malgré le climat tempétueux la nuit fut paisible.

Au petit matin le convoi s'est élancé pour une balade tranquille vers Amboise que l'on a dépassé pour s'arrêter du côté de Chisseaux, sur les bords du Cher. Nous étions attendus par un bateau-mouche, La Bélandre, spécialisé dans les croisières-repas sur le Cher.

Les premiers garés seront les derniers à partir !

Les premiers garés seront les derniers à partir !

Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…
Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…

Et comme l'embarcadère est proche du prestigieux château de Chenonceau, nous avons eu l'occasion de passer à  plusieurs reprises sous ce "château des dames", inspiré du Ponte Vecchio et dont l'histoire a été marquée par celle de plusieurs femmes dont Diane de Poitiers et Catherine de Médicis. Nous avons particulièrement apprécié de partager un excellent repas, accompagné par des commentaires sur l'histoire de ce château unique, tout en navigant sur cette rivière sinueuse et romantique.

Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…
Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…
Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…
Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…

Une surprenante et agréable coïncidence nous a permis d'assister à l'arrivée d'un convoi de coupés Simca 1200 S en grand nombre. Auparavant nous avions croisé une cohorte impressionnante de Lotus ! La région incite aux sorties automobiles.

Les Frèros 2021 : de surprises en surprises, comme d'hab'…

En fin de l'après-midi nous sommes repartis en groupe jusqu'à Gennes Val de Loire pour un pot d'adieu au Café de la Paix. Au moment de nous séparer le soleil a illuminé le ciel, comme une sorte de pied de nez… Mieux vaut tard que jamais.

Crédit photos : les participants à la sortie

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 11:21

Pascal, accroc à la marque Lotus et après avoir goûté un temps à l'Elise, s'est tourné vers une GT tout aussi envoûtante : l'Evora. Après lui avoir prodigué des soins esthétiques il a dû ces derniers temps engager une opération mécanique qui, le moins que l'on puisse dire, n'est pas une sinécure. Nous lui passons la plume pour vous conter les étapes de son intervention.

J’ai acheté mon EVORA S en 2017 et c’était à mon goût une voiture trop sérieuse qui est arrivée dans le garage.

REMPLACER L'EMBRAYAGE D'UNE EVORA : ÇA LE FAIT MAIS FAUT S'ACCROCHER !REMPLACER L'EMBRAYAGE D'UNE EVORA : ÇA LE FAIT MAIS FAUT S'ACCROCHER !

J’ai donc commencé par la rendre un peu moins sage, en la personnalisant au covering, puis en lui offrant l’aileron de la GTE.

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Après avoir profité de ma voiture essentiellement sur route, mais aussi sur quelques sorties pistes comme ici au MANS, j’ai pu apprécier l’effet LOTUS, du plaisir à l’état brut, des sensations de pilotage à vous donner la chair de poule….

Après quelques années d’une relation intense et fusionnelle, une vidange, un kit d’admission, rien de bien méchant.

Mais depuis peu, la belle montrait des signes de fatigue; ça a commencé par des passages de vitesses de plus en plus difficiles. Une des tringles était grippée, on l’a démontée et après l’avoir dégrippée on l’a remontée, mais toujours des soucis….. Puis plus récemment les symptômes s’amplifiaient avec un embrayage qui montrait à son tour des signes de fatigue… Le verdict tombe, il faut changer l’embrayage…

Cela n'a rien d’exceptionnel en soit, sur une Porsche on enlève 4 vis après avoir débranché le moteur de ses conduits et du faisceau électrique et en 3h c’est fait, ou on dépose la transmission puis la boite de vitesse et en 4 h c’est bouclé….. Mais pour une LOTUS EVORA !!!! Ce n’est pas tout à fait pareil, et pourtant ça doit être prévu par les ingénieurs de chez LOTUS, la maintenance et l’entretien d’un véhicule, est une nécessité, et certainement du être étudié pour que ça se fasse plus ou moins facilement. Je vais donc vous présenter ici les travaux pour changer un embrayage, j’espère que vous avez un peu de temps devant vous….

Tout commence par la commande des pièces, LOTUS RENNES me fournit les pièces relativement rapidement. J’ai opté pour un embrayage renforcé, c’est celui qui se monte sur les EVORA 400 et plus, j’ai préféré monter de la qualité pour qu’il dure un peu plus de 60.000km, comme le premier. Je me suis aussi dit que l’on pourrait en profiter pour faire une petite révision moteur, changer la courroie d’accessoire par exemple, et les six bougies. J’ai aussi commandé les deux câbles de sélection de vitesse, pendant que l’on y était, il ne faut pas regarder à la dépense. Pour ce qui est du tarif des pièces, rien à redire, environ 1500€ pour le tout, ce qui est à mon sens très correct.

J’ai profité de ma semaine de vacances pour me retrousser les manches, après avoir étudié le chantier sur les éclatés constructeur, je me suis rendu compte qu’il fallait déposer le masque arrière bien que le port du masque soit obligatoire avec le COVID, mais bon, personne ne le saura….

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Sur l’éclaté on peut voir que la vis 12  est vissée de l’intérieur, donc il va falloir déshabiller l’intérieur des ailes arrière. On aurait pu se dire, mais pourquoi ne pas sortir la boite par-dessous la voiture

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Sur ce nouvel éclaté on voit la partie arrière du châssis possède une jolie traverse sous le moteur, ce qui rend l’opération impossible. Seul moyen, la sortir par-dessus.

Dépose du masque arrière

On monte la voiture sur le pont, on commence par déposer les tôles du fond plat, le diffuseur arrière, puis on cale la voiture pour enlever les roues arrières.

On dépose ensuite les pare-boues pour avoir un accès aux deux écrous dans les ailes.

On démonte le hayon, on déshabille la malle arrière (toutes les moquettes sont enlevées pour avoir un accès aux vis situées dans le fond du coffre). On débranche les faisceaux électriques des feux arrières et de l’éclairage du coffre, on libère le faisceau pour le sortir du masque. On débranche la batterie puis on la démonte. On enlève le support de batterie, on ouvre la plaque de fond ainsi que toutes les vis qui maintiennent les protections thermiques, sans oublier le câble d’ouverture de secours du coffre.

Pour avoir accès aux deux vis dans les ailes arrières, on commence par démonter les sièges pour avoir un accès facile dans l’habitacle, puis le filet et le rail qui le maintient. Ensuite on enlève les moquettes d’habillage central puis le dossier et enfin l’habillage autour de la vitre arrière. Ça y est, on a accès aux vis des habillages d’aile…. Oups un oubli, il faut aussi démonter la fixation haute de la ceinture de sécurité pour pouvoir retirer la coquille qui cache la cage de sécurité. Pendant qu’on y est on démonte aussi la console centrale puisque l’on va changer les câbles de commande de boite.

Maintenant que toutes les vis du masque sont enlevées, on le retire……

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Les protections alu sont rivetées, donc il faut jouer de la perceuse pour démonter et avoir accès à l’anti couple arrière.

Les pièces commencent à s’entasser dans un coin du garage

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Dépose du moteur :

Je m’étais renseigné avant, la dépose du moteur est obligatoire pour changer l’embrayage, si on regarde coté distribution, le moteur est à trois centimètres environ des poutres du châssis

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Coté boite c’est pas mieux, donc impossible de déboiter la boite du moteur pour la sortir seule !!!

Donc on continue le démontage, on débranche les connecteurs du faisceau moteur, ils sont dans l’aile arrière gauche que l’on vient de déshabiller, pour une fois juste quatre connecteurs à débrancher, on roule le faisceau sur le moteur. On démonte le filtre à air, on débranche les circuits d’eau, de chauffage, de climatisation, de direction assisté, d’huile, d’embrayage….. tous les tuyaux sont roulés sur le moteur.

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A ce stade, on a un gros tortillard de durites et de fils sur le moteur, ça ne ressemble plus à rien et le moteur n’est toujours pas sorti !!!

On reprend le démontage et on déboite les transmissions et libère l’échappement

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 On commence à réfléchir comment accrocher le moteur à la chèvre, on décide de se prendre sur les supports moteur, on cale le moteur pour démonter les supports puis positionner les chaines de levage.

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Une fois le moteur libéré de ses attaches, on le lève puis on le sort du châssis……

ça y est le moteur est par terre après seulement 20h de travail !!

Changement de l’embrayage

On n'a pas fini, maintenant il faut déposer la boite de vitesse, pour ce faire on démonte le démarreur puis les vis sur le tour de la cloche.

La boite est maintenant séparée du moteur

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C’est vraiment intéressant de voir le montage, la boite a été adaptée sur le moteur, une pièce en aluminium permet de faire le lien entre les deux, le démarreur est aussi adapté, un trou a été usiné dans la cloche pour permettre son montage.

Après une petite inspection, c’est confirmé, l’embrayage est bien usé, les rivets commencent à frotter sur le volant moteur, la butée est aussi bien usée, je comprends mieux maintenant mes soucis pour changer de rapports. Un bon nettoyage puis on va remonter l’embrayage.

On vérifie les pièces avant de remonter en comparant les pièces neuves à celles démontées

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Puis on remonte la boite de vitesse après avoir changé la butée

Pendant que le moteur est sorti, on en profite pour changer la courroie d’accessoires et les bougies.

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Les deux joints SPI en sortie de boite ont été changé pour garder l’étanchéité de la boite de vitesse… seul regret, dans le Kit embrayage, tout est prévu (vis neuve, butée, etc… ) sauf le joint SPI du palier moteur situé derrière le volant moteur…. Un peu dommage à mon sens.

Heureusement que durant ces efforts nous avions prévu les rafraichissements indispensables à la cohésion d’équipe

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On se retourne vers la voiture et là c’est un peu vide

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C’est sur les photos ci-dessus que l’on peut voir la difficulté d’accès au moteur. Une trappe dans l’habitacle permet l’accès à la pompe de climatisation ainsi que la pompe à huile, c’est par cette trappe minuscule que l’on a débranché les tuyauteries. Le moteur est inséré entre les deux longerons au chausse-pied, la partie basse du moteur est presque inaccessible coté distribution, d’où le choix de changer la courroie d’accessoires lors de cette opération, car moteur monté, j’aimerai bien voir comment ils font, c’est vraiment en aveugle !!!

Trappe habitacle accès compresseur clim et pompe à huile

Trappe habitacle accès compresseur clim et pompe à huile

Maintenant on fait la même chose mais à l’envers, je ne vais pas tout détailler, vous avez compris que c’est parti pour 20h de remontage.

Après avoir lu cet article vous pouvez vous dire que c’est un boulot énorme, mais dites-vous que c’est pire que ce que vous imaginez, nos amis anglais aiment bien compliquer les choses simples, par exemple, sur la chape d’échappement d’un côté nous avons un écrou de 15 et de l’autre un de 13, it’s simple no ? Et ce n’est pas un cas isolé, plusieurs fois on retourne à la caisse pour changer de douilles car les têtes des vis ont une empreinte différente (BTR et cruciforme par exemple) on passe du 10 au 8 sans raison apparente tout en ayant le même diamètre de vis !!! Allez comprendre.

Après remontage, il faut encore purger tous les circuits, ce n’est pas simple vu que le radiateur est devant, il faut respecter la procédure de purge et faire tous les niveaux régulièrement. Avant de reprendre la route prenez au sérieux cette étape.

J’ai aussi changé le silentbloc d’anti-couple arrière qui était très usé, et heureusement que j’ai fait l’embrayage, car pour le changer il faut enlever le masque et dériveter les protections de chaleur.

Après remontage juste deux vis en rab, gage du sérieux de l’intervention !!!

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J’ai vraiment apprécié participer à ces travaux et remercie mon mécano, j’aime la mécanique et les belles voitures, j’ai beaucoup appris sur ma voiture. Maintenant je peux dire que je la connais, du moins sur sa conception.

Comme quoi même chez les champions du light is right il est encore possible de gratter du poids sur l'auto!

Plus sérieusement, Pascal est habile de ses mains. Il est un expert dans la réalisation et la mise au point de modèles réduits d'avions qu'il pilote avec dextérité. Il maîtrise la gestion d'une imprimante 3D, de la conception au produit fini. Par contre, même si ses compétences en mécanique auto sont correctes sans être un pro, se lancer dans un tel chantier seul aurait inévitablement abouti à l'échec. Il a eu l'intelligence de faire appel à Roland, vrai mécano, qui l'a assisté du début à la fin. Et, parfois, le recours à de petites mains, celles de Noémie, a été une aide précieuse quand les "grosses paluches" des hommes ne pouvaient accéder à des recoins particulièrement étroits.

L'expérience a été bénéfique, tant du point de vue de la satisfaction d'avoir réussi l'opération, que pécuniaire. Et si l'on confie son auto à un professionnel qui s'engage à une obligation de résultat, il ne faut pas s'étonner si le devis semble d'un montant élevé, tout à fait justifié au vu de la complexité de la tâche.

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 11:28

Après 11 années de vrai bonheur à son volant, j'ai décidé de me séparer de mon Elise.

Adieu ma Belle

Par lassitude ? Impossible ! Encore récemment elle arrivait à m'épater par son agilité extraordinaire, son niveau de performance incroyable, les sensations qu'elle procure.

A cause de l'âge ? Oui, mais pas le sien. Pensez, elle a 20 ans, bichonnée et améliorée sans cesse, elle est dans un état de fraîcheur impeccable. En fait il s'agit de mon âge à qui il faut rajouter un demi-siècle pour faire le compte. Et comme d'autres septuagénaires, je côtoie de plus en plus les douleurs articulaires, musculaires, rhumatismales, arthrosiques et tout le tintouin… 

Adieu ma Belle

Monter, ou plutôt descendre dans l'auto, et surtout s'en extraire demande des efforts de plus en plus pénibles. Les virées de week-end avec les copains sur des distances de plus de 600 km parfois, conduisent à consulter l'ostéopathe le lundi. Si la passion est intacte, la raison a finalement pris le pas pour m'inciter à tourner la page.

Adieu ma Belle

La nostalgie n'aura pas de prise après cette séparation. J'ai trop pris mon pied avec la création des dignes successeurs du génial Anthony Colin Bruce Chapman pour ne garder que les bons souvenirs accumulés au fil des ans.

Adieu ma BelleAdieu ma Belle

J'estime avoir eu beaucoup de chance de découvrir l'Elise en 2009 par un pur hasard. C'est le moment de remercier "Mimiche" qui, "à l'insu de son plein gré", m'a mis en situation de participer à une sortie à but altruiste, en compagnie de passionnés d'automobile sportive. J'y ai fait la connaissance de l'Elise et d'un propriétaire, Philippe Thierry, qui m'a invité à poser mes fesses dans l'auto. J'ai eu l'impression de m'installer au volant de mon kart 125 avec plus de 25 années en arrière. Le coup de foudre et les explications fournies de Philippe m'ont convaincu qu'il me fallait cette auto au rapport Performances/prix qui semblait inégalable, sans parler de sa ligne néo-rétro qui me rappelait ma passion révélée dans les années 60. Elle me rappelait l'épopée des 330 P4, GT 40 et les exploits de mon idole de toujours, l'exceptionnel Jim Clark et sa Lotus 25.

Découverte de l'Elise, arrivée la veille d'Angleterre en compagnie de Jean-Michel, aussi enthousiaste que moi

Découverte de l'Elise, arrivée la veille d'Angleterre en compagnie de Jean-Michel, aussi enthousiaste que moi

Mon deuxième coup de chance est d'avoir trouvé auprès de British Pistons une auto sélectionnée par leurs soins. Si je n'étais à priori pas emballé par le modèle proposé dont les rares photos trouvées au préalable ne la valorisaient pas, lorsque je suis allé la voir, je n'étais pas encore garé qu'à sa vue je savais que j'allais partir avec !

Les Lotus ont un instinct grégaire qui les pousse à se rassembler pour souvent se déplacer en groupeLes Lotus ont un instinct grégaire qui les pousse à se rassembler pour souvent se déplacer en groupe
Les Lotus ont un instinct grégaire qui les pousse à se rassembler pour souvent se déplacer en groupe

Les Lotus ont un instinct grégaire qui les pousse à se rassembler pour souvent se déplacer en groupe

Au chapitre des remerciements je ne citerai pas toutes les relations amicales que j'ai pu nouer par l'intermédiaire de l'Elise, et notamment avec l'Amicale des Lotussiens de l'Ouest animée par les "Frèrots", ainsi que le grand club PAPA 35. Il y aurait trop de monde à nommer.

Les sorties avec ALO permettent de découvrir beaucoup de sites touristiques de l'Ouest, et notamment les châteaux où les Lotus sont toujours les bienvenues
Les sorties avec ALO permettent de découvrir beaucoup de sites touristiques de l'Ouest, et notamment les châteaux où les Lotus sont toujours les bienvenuesLes sorties avec ALO permettent de découvrir beaucoup de sites touristiques de l'Ouest, et notamment les châteaux où les Lotus sont toujours les bienvenues

Les sorties avec ALO permettent de découvrir beaucoup de sites touristiques de l'Ouest, et notamment les châteaux où les Lotus sont toujours les bienvenues

Du fait que cette auto suscite facilement l'empathie, j'ai aussi souvent été interrogé par des passants sur son identité peu connue du grand public. J'ai même été plusieurs fois arrêté par des gendarmes en patrouille, pour voir et savoir…

La communauté des lotussiens est diverse mais unie par une passion communeLa communauté des lotussiens est diverse mais unie par une passion commune

La communauté des lotussiens est diverse mais unie par une passion commune

J'attribue une mention particulière à Samuel, qui m'a vendu l'auto, l'a entretenue avec compétence et rigueur, puis m'a trouvé son nouveau propriétaire. A toutes les étapes, la confiance réciproque a évolué en une véritable estime mutuelle.  

L'Elise peut se transformer en voiture de salon, au point de lui dérouler le tapis rouge !L'Elise peut se transformer en voiture de salon, au point de lui dérouler le tapis rouge !

L'Elise peut se transformer en voiture de salon, au point de lui dérouler le tapis rouge !

Et puis toute cette belle histoire n'aurait pu s'envisager sans le soutien indéfectible de mon épouse. Elle m'a supporté dans tous les sens du terme lorsque j'ai pratiqué le karting de compétition pendant une dizaine d'années. J'ai d'ailleurs raccroché contre son avis, mais il y  avait d'autres priorités !

Elle m'a encouragé pour l'achat de l'Elise et elle m'a plutôt freiné dans ma décision finale de la vendre.

Adieu ma Belle

Elle s'est rangée à mes arguments et souscrit avec entrain à mon projet d'acquisition d'une nouvelle auto, plus facile d'accès, plus confortable, mais bien sûr moins radicale.

Car pour retrouver les sensations procurées par une Elise, il faut en racheter une !

Non, la prochaine sera une voiture de sport et non une pure sportive. Elle n'aura toujours pas de turbo ni d'hybridation. Elle aura des bretelles électroniques en partie déconnectables et ne sera pas trop lourde, car rien ne vaut la légèreté comme me l'a maintes fois démontré l'Elise.

Mon "ex" va bientôt aller découvrir une autre région et d'autres routes à Elise. Je souhaite à son nouveau propriétaire de savourer au fil du temps les plaisirs offerts par cette auto extrêmement attachante. Je sais qu'elle sera entre de bonnes mains.

Bonne route à eux deux

Tiens donc ! Le volant a changé de place, ainsi que d'autres "bricoles". Pour un nouveau départ et découvrir les routes du Jura

Tiens donc ! Le volant a changé de place, ainsi que d'autres "bricoles". Pour un nouveau départ et découvrir les routes du Jura

Crédit photos :

Julien Froc (photographe talentueux)

Samuel (car il n'est pas que bon mécano…)

JPB et quelques autres

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 17:28
ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Yves a acheté cet été une Elise Cup 250 qui lui a été concoctée par Extrême Limite, centre de service Lotus basé près du circuit de Fay de Bretagne. Ce fut le berceau de la marque Venturi dont Extrême Limite est devenu l'atelier référence. La proximité du circuit et le passé de Patrice Roussel, dirigeant de l'entreprise et ancien pilote international d'endurance, ont conduit sa société à animer des stages de pilotage, notamment sur monoplaces F4, sur ce circuit prisé des amateurs de conduite sportive.

Yves a eu la gentillesse, assortie d'une bonne dose de confiance, de me faire essayer sa nouvelle acquisition à deux reprises.

D'où l'idée de confronter la dernière et la plus puissante des Elise à la première version, séparées par vingt bonnes années d'évolution.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Elles ont en commun l'architecture géniale d'origine qui a fait la réputation de la tenue de route exceptionnelle de cette auto. A commencer par le fabuleux châssis avec sa baignoire en panneaux d'aluminium en nid d'abeille. Grâce aussi à la disposition transversale arrière du moteur et aux suspensions triangulées totalement indépendantes. La carrosserie en polyester concourt à un poids maîtrisé, gage d'une agilité extrême.

Vue du dehors

Extérieurement, le look a sacrément évolué. Nous sommes passés d'une silhouette en rondeur, néo-rétro rappelant les années 60, à une ligne nettement plus acérée qui a progressivement évolué depuis l'apparition de la S2 en 2001.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Et divers appendices, de série ou en option renforcent la connotation sportive de la petite dernière. Il y a l'immanquable aileron arrière en carbone qui n'est pas là pour faire de la figuration mais pour apporter un appui appréciable à haute vitesse (125 kg à 225 km/h).

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Et le "Pack Carbon Aero"  y ajoute la lame avant (attention aux dos d'âne non conformes !), et les jupes latérales. On remarque aussi les deux grosses entrées d'air additionnelles encadrant la calandre centrale en nid d'abeille. La nouvelle face avant la rapproche de sa grande sœur l'Exige. Les ouïes latérales sont aussi plutôt généreuses pour alimenter le compartiment moteur. Quant à l'arrière, le diffuseur est plus largement dimensionné que la première version.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel
ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel
ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel
ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel
ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Un hard top sert de couvre-chef à la mauvaise saison à la place du soft top livré d'origine.

Ainsi parée la Cup semble plus volumineuse que la S1, et ce n'est pas qu'une apparence. Si l'empattement reste identique, elle s'est étirée de 16 cm en longueur, ce qui n'est pas rien. Les voies ont été élargies de 2 cm à l'avant et 7 cm à l'arrière qui expliquent en partie une carrosserie 15 cm plus large. Mais la Cup ne peut être confondue avec un camion…

Vue du dedans

Intérieurement l'habitacle accueille deux baquets carbone à la fois minces et légers à l'aspect compétition et revêtus de cuir et d'alcantara.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Le garnissage s'étend aux panneaux de portes et aux aérateurs. Le tout est orné de surpiqures rouges et l'ensemble, très sobre, concourt à un degré de finition bien supérieur aux premières générations d'Elise.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Le tableau de bord se présente avec un nouveau graphisme associant le rouge et le gris foncé avec l'essentiel au niveau informatif.

Parmi les éléments dits de confort, de série ou en option, on trouve : une insonorisation améliorée, la fermeture centralisée des portes, les vitres électriques, le régulateur de vitesse, la climatisation, d'autant plus utile que les fluides de refroidissement passent par les pontons latéraux, été comme hiver. Enfin, l'autoradio permet de passer le temps dans les éventuels bouchons.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

A noter que les couvre-pontons en carbone (option) abaissent leur profil de 10 mm, ce qui n'est pas superflu.

La mécanique

Voilà pour le look. Penchons-nous maintenant du côté mécanique dans ses caractéristiques générales.

Les 2 autos ont chacune un 4 cylindres de 1800 cm3 avec un bloc alliage. La similitude s'arrête là.

Le rover K atmosphérique a cédé la place au Toyota compressé. La puissance est passée de 120 ch à 5500 tr/mn à 246 ch à 7200 tr/mn. Le couple grimpe de 16,8 mkg à 3000 tr/mn au chiffre de 25,5 mkg sur la plage 3500/5500 tr/mn. Notons au passage que le Rover 120 justifie sa réputation de moteur coupleux. Il a par contre une courroie de distribution à changer tous les 5 ans alors que le Toyo a une chaîne.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Pour la transmission aux roues arrières on passe d'une boite 5 rapports pas toujours bien guidée à une boite 6 à tringlerie apparente d'un maniement facile et précis. J'aurai l'occasion d'y revenir. Elle est associée à un différentiel autobloquant électronique. La monte pneumatique en 195/50x16 à l'avant et 225/45x17 à l'arrière est fournie par Yokohama en A052, semi-slicks homologués route qui ont remplacé l'A048.

L'auto dispose d'un ESP réglable sur 3 positions : "Drive", "Sport" et "Off"

La suspension est équipée d'amortisseurs Bilstein qualifiés de haute performance et de ressorts Eibach calibrés différemment des petites sœurs Sport et Sprint. Nous verrons plus loin qu'il ne s'agit pas d'un simple effet d'annonce marketing. Il y a une barre stabilisatrice ajustable à l'avant.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Pour arrêter le bolide on trouve des étriers avant à doubles pistons AP Racing et des étriers arrière Brembo à simple piston, accompagnés de disques de freins avant et arrière ventilés et percés de 288 mm de diamètre qui fournissent la puissance d’arrêt. Bien entendu, aujourd'hui il n'est plus question de se priver de l'ABS qui est livré d'origine. Moyennant un "petit" supplément, les étriers sont peints en rouge au lieu du jaune d'origine…

Il reste la question du poids à traiter. Sur ce point, les constructeurs s'ingénient à brouiller les cartes en citant le poids à sec, à vide, ou en ordre de marche avec des prises en compte fluctuantes des critères qui composent ces données. En général, la pesée d'un véhicule sorti de chaîne à l'occasion d'un essai par une revue sérieuse aboutit à un poids supérieur à la théorie. Néanmoins je pense ne pas être trop loin de la réalité en estimant que la Cup a un surpoids de l'ordre de 180 kg par rapport à la S1. L'utilisation du carbone et le recours à une batterie lithium-ion (placée à l'arrière, alors qu'elle est à l'avant et en position basse sur la S1), limitent en partie la prise de poids causée par les nombreux équipements complémentaires précités et absents de la S1.

Naturellement, le rapport poids/puissance est encore de 40 % inférieur en faveur de la nouvelle.

Les perfs

Passons aux performances chiffrées, validées pour certaines par des mesures indépendantes.

A chaque fois qu'un quidam tombe en arrêt devant une voiture de sport, on a droit à la sempiternelle question : "elle monte à combien?". Que la S1 plafonne à un petit 200 et la Cup accroche le 250 sur une autoroute sans radar ne présente aucun intérêt pour le conducteur sportif. Un "pilote", et qui plus est, un "lotussien"  va au contraire chercher à satisfaire sa passion de la conduite sportive sur les petites routes sinueuses. Et de ce point de vue, les accélérations pures et les reprises sont plus expressives sur les qualités dynamiques de l'auto.

La S1 est donnée pour passer de 0 à 100 km/h en 6"4 et abattre le 400 m départ arrêté en 14"6. Sur le même exercice la Cup affiche 4"3 et 13"4. Pour passer de 80 à 120 km/h la S1 demande 4"7 en 4è  et la Cup 3"3.

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La position de conduite est parfaite avec une prise en main naturelle du petit volant. Celui-ci est revêtu d'Alcantara alors que les branches et la jante présentent des empreintes qui invitent à y poser naturellement les mains (à 9h15 comme sur circuit, plutôt qu'à 10h10 comme à l'auto-école, et surtout pas à 11h05 comme une bonne copine dont la tenue de volant me donne des frissons…). Seul le graphisme du tableau de bord sur fond noir diffère de mes repères habituels.

La visibilité globale est restée la même et l'aileron arrière ne gêne pas vraiment la rétro vision. Comme à l'habitude, seule la visibilité de trois-quarts arrière est nulle.

On est raccord avec la tendance du moment en appuyant sur un bouton Start pour démarrer le moteur. On est aussitôt enveloppé d'un grondement sourd et grave qui crée une ambiance très sport.

On constate très vite qu'à l'arrêt ou en manœuvre à basse vitesse, la direction est beaucoup plus lourde que sur la S1. Cette sensation disparait dès que le rythme s'accélère un peu.

La voiture est peu kilométrée, le moteur a du couple, alors pas la peine de pousser les régimes mais on peut quand même envoyer les gaz, pour voir. Et bien ça pousse, très fort, et s'il faut surveiller le compte-tours, il faut aussi garder un œil sur le compteur de vitesse car on arrive très vite à des niveaux répréhensibles.  

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La montée des rapports et les rétrogradages se font sans souci, il n'y a pas besoin de décomposer. Je fais donc mon mea culpa car j'avais regretté des passages de 3ème en 2nde un peu rétifs lors d'un bref essai d'une sport 220 sur le circuit de Lohéac. Je sortais du baquet d'une Exige V6 à la commande identique et n'avais sans doute pas eu le temps de m'adapter à cette nouvelle monture. Je confirme, la commande de boite à tringlerie apparente est parfaite !

Quel que soit le rapport enclenché, sur une large plage de régime, ça repart sans le moindre temps mort sous la sollicitation de la pédale d'accélérateur. Ce moteur est davantage coupleux que rageur. Du coup, certains esprits chagrins pourraient regretter une certaine linéarité dans les montées en régime, au lieu de certaines envolées lyriques propres à certains V10  atmosphériques. D'abord on ne joue pas dans la même cour et on ne va quand même pas se plaindre d'avoir du couple partout.

Quant au son du moteur, s'il est très présent au ralenti, il fait progressivement place au feulement du compresseur quand on monte dans les tours. En régime de croisière, l'isolation phonique musèle tout bruit qui pourrait devenir envahissant sur long trajet.

Et quand il faut s'arrêter, ça se passe comment ? Et bien la puissance est là et ça freine fort. Par contre on n'est pas en prise directe comme sur la S1 où on a l'impression d'être relié sans intermédiaire avec les pistons des étriers. L'attaque sur la Cup manque un poil de mordant par rapport à l'ainée, sentiment partagé par Yves. Il y a une impression de temps de retard qui est certainement subjective car l'auto réagit vite, avec un freinage efficace et certainement endurant, étant donné la masse contenue à ralentir.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternelELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

Et le comportement routier dans tout ça ? Un premier galop d'essai a eu lieu sur des petites routes forestières, avec d'assez grandes lignes droites entrecoupées de virages prononcés. Mais le revêtement de la chaussée était le plus souvent très bosselé, pas vraiment l'idéal pour une vraie sportive. Dans ces conditions la Cup m'a bluffé. Tout d'abord par une tenue de cap exemplaire malgré les dandinements imposés par le profil de la route, même à fond de … Les suspensions nivellent les irrégularités prononcées de la route. Ensuite j'ai été étonné par le confort ressenti dans ces conditions.

Les gens de chez Lotus se targuent d'avoir amélioré sensiblement la qualité de l'amortissement par rapport à la sport 220 tant en compression qu'en détente et je les crois volontiers. Si la suspension est évidemment ferme, elle n'est jamais raide.

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Lors de notre deuxième galop d'essai, avec la Cup et la S1 réunies en duo,  nous avons emprunté à nouveau des petites routes de campagne mais cette fois au revêtement très correct et au tracé très sinueux. De quoi apprécier l'agilité de la Cup, même si les enchaînements de virages limitant les ré-accélérations permettaient à la S1 de suivre sans difficulté le rythme élevé de la "body buildée", quel que soit le conducteur au volant. On peut compter sur le grip des A052 pour faire le job. Bien sûr, les sensations sont un peu plus filtrées que dans la S1 qui est avant tout un gros kart "brut de décoffrage", mais on perçoit facilement qu'on est loin d'exploiter le potentiel très élevé du bolide

Conclusion

Alors enterrée la S1? Sûrement pas. Elle a un côté fun inimitable. Le père de Lotus, Colin Chapman, n'aurait sûrement pas renié une progéniture aussi géniale. Un moteur, un volant, 4 roues, des freins et c'est presque tout. De plus le moteur Rover 120 ch offre une souplesse qui compense souvent le déficit de puissance et incite à adopter une conduite coulée, à la fois efficace et économe en consommables. Yves, qui a par ailleurs l'habitude de conduire une S1 Sport 160, reconnait également cette qualité propre à la 120 ch.

ELISE CUP 250 VS S1 120 : un match très confraternel

La Cup 250 bénéficie de plus de 20 années d'évolution constante. L'ADN d'origine a été non seulement conservé mais il a bénéficié de ce que la technologie a fait comme progrès pendant ce temps. Evolution, oui, révolution, non. Si bien qu'en passant de l'une à l'autre on n'est pas dépaysé, retrouvant des réactions similaires, dans un univers familier, à des niveaux différents bien sûr. Le toucher de route reste très informatif et la direction d'une précision très Lotus.

L'augmentation du poids et de l'inertie qui en découle n'est pas perturbante, comme je l'avais déjà constaté avec l'Exige V6.

Par contre, la Cup 250 permet d'envisager des déplacements sur de longs trajets sans états d'âme, y compris sur autoroute (merci l'isolation phonique et le régulateur), pour aller découvrir de nouvelles régions avec des routes à Elise, trop éloignées pour une S1. Performante, sportive, elle est bien plus polyvalente que son ainée. Une voiture pensée pour le circuit mais utilisable sur tout type de route.

La Cup ne s'est pas vraiment embourgeoisée, elle a mûri. Encore une Elise qui va devenir collector.

Sa remplaçante sera probablement plus puissante, plus grosse, plus lourde, plus chère, un peu électrique, et moins fun. Dépêchez-vous !

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